Christian Baise, accusé d’être à l’origine d’une explosion de gaz ayant provoqué trois morts le 27 novembre 2006, est jugé depuis ce matin par la cour d'assises de Lyon.
C'est un homme timide, vraisemblablement impressionné, qui a fait face aux très nombreuses parties civiles. La justice lui reproche d’avoir percé les bouteilles de gaz de sa cuisine avant d’allumer une bougie. Des faits qu’il a reconnus en affirmant avoir voulu se suicider. Mais de nombreux témoins ont précisé au cours de l’enquête qu’il avait de gros problèmes d’entente avec son voisinage et qu’il avait même à plusieurs reprises menacé “de faire sauter tout le monde et lui avec”. L'explosion a entraîné l'effondrement de son immeuble de Neuville-sur- Saône provoquant la mort d’un gendarme, Fabien Batista, venu le raisonner alors que Christian Baise s’était barricadé chez lui. Ce mardi, ce sont des proches du prévenu qui ont défilé à la barre pour insister au contraire sur "sa gentillesse", "sa naïveté", et "son enfance difficile". Sa soeur Sylvie a insisté sur sa personnalité “influençable” sans nier ses problèmes d’insertion dans la société. Alors que le psychiatre Frédéric Meunier nommé pour l’examiner, a parlé de "délire” et de “paranoïa" qui a pu, selon lui, provoquer une “altération du discernement”. Tout en soulignant que la prise d’alcool a pu favoriser son passage à l’acte. Demain, ce sont les témoins des parties civiles qui devraient être entendus. Le procès se déroule jusqu’à jeudi, jour où sera rendu le verdict.


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