Le conflit entre Martine Aubry et Manuel Valls par lettres interposées s'envenime au Parti Socialiste. Gérard Collomb, fervent opposant à Martine Aubry, déplore une liberté de parole limitée et un débat "étouffé" au sein du parti.
"Il faut arrêter qu’il y ait dix personnes rue de Solférino qui fassent la pluie et le beau temps dans leurs petits bureaux. Ils font d’ailleurs plutôt la pluie", a déclaré le sénateur-maire de Lyon qui appelle la première secrétaire, Martine Aubry, à "purifier" un PS qu'il compare aux "écuries d'Augias". Dans un communiqué du 15 juillet, Collomb exprime clairement son opinion : "Il serait dommageable que le Parti Socialiste puisse apparaître comme prêt à se priver de militants au motif qu'ils useraient d'une trop grande liberté de parole". Collomb penche donc du côté de Valls qui ne cache pas d'ailleurs ses ambitions pour 2012. Dans une lettre datée du 13 juillet, Martine Aubry pointe du doigt les critiques récurrentes formulées par le député-maire Manuel Valls : "Il n’y a pas un jour, mon cher Manuel, où tu n’expliques aux médias que notre parti est en crise profonde, qu’il va disparaître et qu’il ne mérite pas de se redresser. Paradoxalement, tu t’appuies sur nos règles collectives pour appeler à 'l’insurrection militante", écrit la Première secrétaire du PS en guise d'avertissement à toutes les personnalités socialistes. Sommé de quitter le PS, Manuel Valls entend bien ne pas céder à la pression et a réaffirmé sa volonté de rester au parti "pour le changer profondément".


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