Cinq balades dans la région lyonnaise avec des bons plans baignade en prime. Et un concours.
Vélo dans la Dombes
A une heure de Lyon sans se presser, la Dombes est la destination idéale l’été pour une petite balade en vélo. Non seulement, cette région aux mille étangs est plate, mais en plus, on peut observer de nombreux oiseaux. Et faire des pauses pour profiter d’un patrimoine particulièrement intéressant. Comme à Châtillon sur Chalaronne, au cœur de la Dombes où on peut démarrer cette balade. Garer sa voiture sur la grande place du marché, près de l’église. Avant de partir, il faut visiter absolument les Halles de la ville, construites en 1440, qui ont un air de cathédrale. Avec tous les samedis matins, le marché très sympa. Au centre-ville, on peut également admirer les belles maisons à colombages et prolonger par la visite des fortifications, de l’église et de l’apothicairerie. Puis pour une balade en vélo, il faut prendre la route des étangs. Depuis Intermarché, prendre direction St Georges sur Renon par le bois Tanet. Une très belle forêt de chênes. Fraîcheur garantie. Arrivé à St Georges, prendre la route juste en face de l’église romane du 12e siècle. Direction de St André le Bouchoux. Après une petite descente, on traverse une rivière et on continue tout droit. A l’intersection du lieu-dit Berger-Olière, tourner à droite. Sur la gauche, on peut voir un grand étang asséché et désormais en culture. Traverser une ferme et on arrive sur une départementale. Il faut alors tourner à droite vers Marlieux et prendre la première route à gauche, pour rejoindre le lieu-dit Chaffange. A partir de là, le parcours est balisé car on est sur la route des étangs. Mieux vaut venir tôt le matin ou en fin d’après-midi pour observer les oiseaux et profiter d’une lumière plus douce. Continuer tout droit, et à une petite intersection, prendre sur la gauche pour longer le très bel étang Bataillard. Le sentier est très agréable car on roule à l’ombre des arbres. On arrive alors sur la D17. Prendre à gauche, en direction de St André le Bouchoux. En face de la petite église et de son cimetière, on peut faire une pause à la ferme des Pampilles. Une ferme typique de la Dombes qui est aussi l’une des plus fleuries de la région. Superbe. On peut boire un verre en terrasse. Mais surtout on peut acheter de très bons fromages de chèvre, fabriqués sur place. A gauche, en sortant de la ferme, prendre la route de Romans. Il s’agit d’une grande ligne droite. A Romans, on peut visiter une jolie petite église du 12e siècle, avant de rejoindre Châtillon sur Chalaronne. Pour ceux qui voudraient passer le week-end sur place, on conseillera l’Hôtel de la Tour, un établissement de charme qui sert une cuisine originale.
Rens : www.hotel-latour.com
Plongeon dans l’Ain et l’Isère
Marre de la piscine du Rhône complètement saturée l’été ? Mag2 Lyon propose des bons plans baignade en Isère et dans l’Ain. Des coins tranquilles, idéaux pour une bonne détente en famille.
L’Ain compte une dizaine de lacs. Dont un certain nombre de site naturels comme celui de Nantua, à environ 80 km de Lyon. 41 hectares entourés par les montagnes. On peut se baigner dans un espace surveillé mais aussi faire de la planche à voile, de l’aviron, du ski nautique... Mais l'attention, l’eau est fraîche. A côté de Nantua, le lac Genin est idéal pour ceux qui aiment la nature. Classé site naturel, ce lac est entouré de sentiers pédestres et de circuits VTT. Artificiel mais tout aussi dépaysant, le lac de Glandieu situé sur la commune de Brégnier-Cordon dans le Bugey. Creusé en 1981 lors de la construction d’une centrale hydroélectrique, ce lac de 4 hectares est divisé en deux espaces : un côté réservé aux pêcheurs et l’autre dédié à la baignade. Avec une belle plage de sable. Autre lac, celui de Divonne-les-Bains dans le pays de Gex. 45 hectares où l’on peut découvrir la petite île végétale, très au calme. Ce site propose également différentes activités nautiques. On peut aussi observer les nombreux oiseaux : héron cendré, mouette rieuse, grand cormoran, canard siffleur, martin-pêcheur...
Mais l’Ain est aussi réputé pour ses bases de loisirs, qui proposent un large choix d’activités en famille : canoë, planche à voile... Comme à Cormoranche, une base nautique située entre Mâcon et Bourg-en-Bresse. Autre site sympa : “la plaine tonique” de Montrevel-en-Bresse qui compte cinq bassins alimentés en eau chaude, mais aussi un lac de 120 hectares avec une plage de sable fin. Toboggans, jets d’eau... A signaler également, les cascades de Trévoux, un vaste ensemble de baignades avec un bassin artificiel de 1 800 m2, une piscine avec une eau à 27°, un bassin de nage à contre-courant, un toboggan de 42 m de long et 7m de haut...
En Isère, les sites de baignade sont également très nombreux. Parmi les incontournables, l’aquaparc de la Vallée Bleue. Situé à 45 minutes de Lyon, c’est le plus grand espace de baignade en extérieur de la région avec de nombreuses activités : jet ski, pédalo à moteur, voiture qui flotte sur l’eau... L’aquaparc dispose aussi d’un espace réservé aux quads et d’un parc accrobranche. Autre site de loisirs nautiques : le Bois-Français près de Grenoble avec quatre lacs sur plus de 75 hectares, qui proposent chacun des activités différentes : baignade surveillée, canoë-kayak, aviron, ski nautique, wakeboard... Alors que le lac naturel de Belledonne est réservé à l’observation de la faune et de la flore.
Plus au sud du département, le lac du Monteynard près de Treffort, qui s’étend sur 20 km de longueur, est situé à 500 m d’altitude. Entouré de montagnes, ce site, idéal pour les baignades en famille, est également réputé pour le kitesurf et la voile. On peut emprunter deux passerelles de 180 et 220 mètres de long qui permettent de passer au-dessus de l’eau et faire ainsi le tour du lac. Une belle balade.
Histoire à Vienne
A 30 minutes de Lyon, Vienne, qui appartient au réseau national des Villes et Pays d’art et d’histoire, mérite d'être visité sérieusement. Première étape : l’office de tourisme qui propose, pour 5 euros la journée, un audio-guidage avec une sorte de gros portable qui donne des informations sur les différents monuments.
Commencer le matin par un parcours de 3,5 km qui permet de découvrir le centre historique de Vienne. En partant de l’office de tourisme, on longe l’enceinte de la ville romaine pour découvrir l’ancienne église Saint-Pierre, une des plus anciennes de France puisqu’elle a été construite à la fin du Ve siècle. Puis on remonte la rue Boson pour rejoindre l’ancienne cathédrale Saint-Maurice et ses cloîtres. Classée Monument historique, c’est une des plus vastes cathédrales de la région avec soixante chapiteaux romans et trois portails gothiques sculptés. Magnifique. On peut ensuite admirer le Temple d’Auguste et de Livie, construit en deux phases, au premier siècle avant J.C, pour l’empereur puis pour son épouse, Livie. Un site unique.
On peut alors découvrir l’église et le cloître de Saint André le Bas du VIe siècle. Un chef d’œuvre d’art roman où sont réunies de superbes pierres funéraires. A ne pas manquer également la place de l’Hôtel de ville pour admirer les maisons du centre ancien. Puis emprunter la rue de la Charité pour accéder au théâtre antique qui fait la réputation de Vienne et qui daterait de 40 ou 50 après J.-C. Un des plus grands théâtres romains avec 130 m de diamètre et une capacité de 13 000 spectateurs, alors que ses gradins sont adossés à la colline. C'est là où se déroule chaque été le festival Jazz à Vienne (jusqu'au 10 juillet), un événement incontournable avec cette année des stars comme Seal, Yael Naim, Barbara Hendricks et un hommage à Nina Simone...
Autres incontournables, le jardin archéologique de Cybèle puis le musée des Beaux-arts et d’Archéologie qui retrace 2 000 ans d’histoire avec des collections très complètes, des objets gaulois à des peintures du XXe siècle. Un peu de marche pour atteindre la gare par le cours Romestang, très agréable. Puis le cours Brillier où on peut justement s’arrêter pour déjeuner. De nombreux petits restos avec terrasse proposent des prix raisonnables. Mais pour une cuisine plus raffinée, on peut aussi aller à la Pyramide. L’occasion de découvrir le fameux restaurant créé par Fernand Point, un des grands noms de la gastronomie française. Avec par exemple un dos de daurade et sa panisse à la farine de pois chiche ou une fricassée de ris d’agneau accompagnée de légumes à l’huile d’olive.
L'après-midi, on peut traverser le Rhône pour visiter le site archéologique et le musée de Saint Romain en Gal mis à jour en 1967 et qui permet de comprendre comment vivaient les Romains. Grâce à de nombreux vestiges : mosaïques, peintures murales, céramiques... Passionnant. D’autant plus que le musée organise de nombreuses animations tout l’été, notamment pour les enfants.
Plus de renseignements sur le site
Bio dans le beaujo
Le bio n’a jamais été soutenu par les grands syndicats professionnels du beaujolais et les pionniers ont dû être persévérants. Mais ils ont été rejoints par des jeunes très motivés et ils se sont regroupés dans l’association Ceps et Charrues. Des vins labellisés AB (agriculture biologique) ou Déméter, un des labels historiques du bio. Aujourd'hui, ils sont une cinquantaine de vignerons du Beaujolais qui ont choisi ce mode de production exigeant.
On peut commencer cette route des vins bio par le petit village de Chatillon dans la vallée d’Azergues. Jean-Gilles Chasselay et ses enfants, Fabien et Claire, viennent d’obtenir le label biologique pour leur beaujolais. Ils proposent un très large choix de vins : rouge, blanc, rosé, pétillant... Et ils ont aménagé dans leur grande maison des chambres d’hôtes.
Monter ensuite sur les hauteurs direction Villefranche-sur-Saône en s’arrêtant à Theizé, célèbre par son château de Rochebonne, pour visiter l’exploitation de Bruno Debize, un autre viticulteur bio, installé dans une maison traditionnelle avec une belle cave. Avant de rejoindre un autre village typique des pierres dorées : Jarnioux et son superbe château. Un peu à l’écart, au milieu des vignes, il faut découvrir le Domaine de Bois Franc, un château du 13e siècle. Thierry Doat est passé au bio dès les années 80. Un beaujolais "fruité, gouleyant, et léger". Poursuivre vers le nord jusqu’à Saint-Etienne-des-Oullières chez Sophie et Thierry Harel, convaincus que le bio permet de “retrouver un vin authentique”.
Œnologue de formation, Thierry Harrel connaît toute l’histoire du bio et parle très bien des vins. Rejoindre ensuite la route de Beaujeu pour visiter l’exploitation de Gérard Belaïd à Marchampt. Ce pionnier du bio vient de rebondir grâce à une soixantaine de passionnés qui l’ont soutenu.
Redescendre ensuite dans la vallée pour découvrir les crus du Beaujolais bio en commençant par le village de Régnié-Durette, célèbre pour sa grande église à deux clochers. Ici, on peut rencontrer un autre pionnier : André Rampon. D’une grande famille de viticulteurs, il a choisi ce mode de production alors que ce n’était pas la mode car il était persuadé que les traitements chimiques étaient mauvais pour la santé des viticulteurs comme pour l’environnement et les consommateurs. Il produit du Régnié, un vin agréable à boire qui vieillit bien. Dans le village d’à côté, à Lantigné, un autre ancien, Christian Ducroux qui propose aussi du Régnié. On peut faire ensuite une halte chez Michel Guignier, à Vauxrenard, qui a choisi la biodynamie, un des labels les plus exigeants du bio, et qui produit depuis 2003 du Fleurie mais aussi du Moulin à Vent. Un vin sans chaptalisation. Sur la route, la vue du haut du col de Durbize est superbe. Et il faut redescendre à Villié-Morgon pour découvrir un des meilleurs beaujolais bio. Dans ce village, pas moins de cinq viticulteurs pratiquent cette méthode. Parmi eux, Jean-Paul Grillet. Installé depuis 1979, il n’est passé au bio qu’en 2003. Comme son frère Marcel et son neveu Aurélien. Ce viticulteur propose notamment une vieille vigne 2007, cultivée sur des vignes de 60 à 100 ans d'âge, avec un passage en fût de chêne qui apporte “une note de vanille”. Un vin qui peut se conserver jusqu'à dix ans selon lui. Conclure cette balade par le château du Pizay, à Morgon, sur la route de Belleville. Un Relais et Château avec restaurant et centre de remise en forme, hammam. Son gérant, Pascal Jufaitre, a passé en bio une partie de ses vignes, soit quand même 5 ha. Un signe que le bio n’est plus réservé à quelques écolos.
Terroir dans le Pilat
A moins d’une heure de Lyon, on peut découvrir un des plus grands parcs naturels français : le Pilat. Une région réputée pour ses produits de terroir : fruits, fromages, mais aussi bière...
Mais il faut commencer par la grande spécialité du Pilat, la pomme. Avec l’impressionnant verger de Bourin à Roisey, près de Condrieu. Avec à la clef, une dégustation de ses nombreuses variétés de pommes bio, ainsi que ses jus de fruits. On peut aussi aller visiter le Panier du Pilat, à Chavanay, un point de vente qui propose une gamme très large de produits à base de pomme, notamment d’excellentes pâtes de fruits.
Partir ensuite à la découverte de l’autre spécialité du Pilat, la rigotte de Condrieu. Un petit fromage de chèvre sec qui vient juste d’obtenir son AOC. Pour le découvrir, une adresse : la ferme de la Cabriole à Pélussin. Une exploitation dirigée par des passionnés, André et Claude Boucher. Au programme, le troupeau puis la fabrication. Et enfin, une dégustation conviviale qui peut faire office de déjeuner.
Après cette pause, reprendre la voiture, direction le petit village de Saint-Julien-Molin-Molette, pour une étape immanquable : une ancienne usine de soierie, avec ses vieilles poutres apparentes, reconvertie en brasserie bio. C’est la Brasserie du Pilat dont la visite est étonnante. On découvre les secrets d’une fabrication artisanale de bière, pratiquement abandonnée. Blonde, brune, mais aussi à des parfums surprenants : seigle, chanvre... Le tout à un prix assez raisonnable : 4,20 euros la bouteille d’un litre.
A noter, ce village abrite également une confiserie artisanale, les Bonbons de Saint-Julien, à base de produits régionaux : berlingots, pétillants, caramel .... Il faut absolument voir la démonstration du confiseur, impressionnant notamment pour les enfants.
Autre incontournable : la cueillette des myrtilles. Pour la cueillette sauvage, on conseillera le secteur de la Jasserie. Mais il faut un peu de patience et de la chance. Laisser sa voiture vers le village du Bessat et se promener. Plus facile, la Grange aux milles saveurs, à Jonzieux. Une petite exploitation où la cueillette est libre. De quoi réaliser des tartes et des confitures. On peut aussi profiter de cette étape pour goûter un savoureux milk-shake aux fruits de saison dans un grand jardin, très agréable.



Twitter
Facebook

Commentaire
lawrence