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mardi 07 février 2012 - 22:58
Météo Lyon :
Société | Olivia Ruiz : “Magique” |

20/07/2009

Olivia Ruiz : “Magique”

A l'occasion de son concert aux Nuits de Fourvière ce soir, Olivia Ruiz présente son nouvel album “Miss Météores”. Interview.

C’est la première fois que vous venez aux Nuits de Fourvière ?
Olivia Ruiz : Non, c’est la troisième fois. D’ailleurs, je suis hyper contente de revenir chanter aux Nuits de Fourvière, car c'est un lieu magique où j’ai des souvenirs fabuleux car le public est vraiment super.
L'origine de votre passion pour la musique ?
Je suis issue d’une famille de mélomanes. Ma grand-mère maternelle écoutait des chansons des années 30-40 et avec mon grand-père, ils dansaient le tango, le paso... Ma mère est une fan des Rita Mitsouko, d’Alpha Blondy... Mon frère adore le hip-hop. Et mon père, Didier Blanc, est musicien et chanteur. J’ai donc toujours baigné dans un univers musical très éclectique. Et comme je suis très curieuse, j’allais fouiner dans les collections de disques de toute la famille.
Votre famille est très présente pour vous ?
Oui. D’ailleurs, j’ai demandé à mes proches de m’accompagner sur certaines chansons de mon nouvel album. Mon père chante un peu sur le titre “Quedate” car au moment d'enregistrer cette chanson, on trouvait qu’il manquait une belle voix grave. Et c’est un des membres de l’équipe qui a tout de suite pensé à mon père. Même chose pour la chanson “Le saule pleureur”. On a un instrumental assez long que je ne voulais pas réduire. Par contre, j’avais conscience qu’il fallait apporter un truc en plus pour que le public ne s’ennuie pas. J’ai donc demandé à mon frère, qui a une plume très aiguisée, d’écrire un petit bout de texte et de le rapper. Et j’ai aussi mon cousin qui m’accompagne à la basse sur scène.
Pourquoi  “Miss météores” ?
Personnellement, j’aime beaucoup l’idée de fulgurance des météores qui se déplacent à la vitesse de la lumière. Et en même temps, un corps solide qui va être percuté par un météore va être marqué à vie. C’est ce paradoxe entre la durée et l’éphémère qui me plaît. Ce titre, c’est aussi un clin d’oeil à la météo car on dit souvent de moi que je suis imprévisible.
Pourquoi autant de styles différents sur un même album ?
Je suis quelqu’un qui se lasse très vite et qui aime la diversité. Du coup, j’ai envie de proposer des styles très différents à mon public : rock, pop... J’ai aussi envie d’être totalement libre dans ce que je fais car je refuse d’être cataloguée dans un registre. Cet éclectisme vient également de mes orientations musicales et des groupes que j’écoutais quand j’étais jeune. J’adorais les Rita Mitsouko et la Mano Negra car ils ont une vraie capacité à changer de langues et de styles.
Chanter en anglais, c’est un défi ?
Ça, c’est sûr car je suis très mauvaise en anglais et j’ai un sale accent ! C’est donc un vrai challenge. Mais ça me ramène à mes débuts car dans les premiers groupes que j’ai intégrés, on chantait quasi exclusivement en anglais.
C’est aussi un défi d’avoir écrit tous les textes de ce nouvel album ?
Oui. J’ai tout écrit avec Mathias Malzieu, le chanteur des Dionysos qui est aussi mon compagnon. Car c’est la première fois que j’avais plus envie de chanter mes textes que ceux des autres.
Le déclic ?
C’est probablement quand Juliette Gréco a choisi deux de mes textes pour les mettre dans son album. C’est une artiste très exigeante, qui a travaillé avec Boris Vian, Sartre, Gainsbourg... Donc je me suis dit que si elle appréciait mes textes, c’est peut-être que j’avais un certain talent. J’ai donc décidé d’arrêter de me juger aussi sévèrement. D'ailleurs aujourd’hui, mon nouveau défi, c’est de réussir à avoir plus confiance en moi...

Propos recueillis par Nadège Michaudet

Commentaire

freefrench

Même si je n'ai jamais encore acheté un de ces disques, c'est toujours (en zappant sur la bande) que je reste accroché sur une de ces chansons lorsque j'en entend une. Fraîche, atypique, surprenante, et très belle femme...
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