Le fondateur lyonnais de Vétérinaires sans frontière et ancien conseiller de Ségolène Royale à l’élection présidentielle, pourrait prendre la tête d’une liste écolo d’ouverture.
Rééditer leur excellent score des élections européennes de juin 2009 en adoptant à nouveau une stratégie d’ouverture pour les régionales de mars 2010, c’est ce que défendent certains cadres des Verts depuis le début de l’été. Dans une interview accordée à Mag2Lyon dans son numéro de juillet-août, Daniel Cohn-Bendit lui-même les encourageait à continuer dans cette voie en s’engageant à soutenir une telle liste associant des candidats encartés chez les Verts à des personnalités extérieures. Ces militants Verts croient même avoir trouvé le candidat idéal pour ce poste : le vétérinaire lyonnais Bruno Rebelle.
Né en décembre 1958 à Annecy en Haute-Savoie, il a fondé Vétérinaires sans frontière à Lyon en 1991, association qu’il a dirigé jusqu’en 1996 avant d’être recruté comme directeur de Greenpeace France. En 2003, il a été promu directeur des programmes de Greenpeace international. Proche à l'époque de Jean-Luc Cipière, l’un des animateurs d’Attac à Lyon, il s’est aussi impliqué dans le contre-sommet du G7 avec une coordination d’une cinquantaine d’ONG intitulée “Reprenons l’initiative” quand Raymond Barre l’avait fait venir à Lyon en juin 1996. Mais à l’élection présidentielle de 2007, Bruno Rebelle a préféré être le conseiller environnement de Ségolène Royal plutôt que de soutenir l'écologiste Dominique Voynet car il estimait que la candidate socialiste était sensible aux enjeux écologiques. Et il a attendu le 24 juillet dernier pour quitter le PS et rejoindre Europe Ecologie dans la foulée du succès de Daniel Cohn-Bendit aux élections européennes. Un revirement tardif qui lui sera sans aucun doute reproché par les élus Verts candidats à la tête de liste. De plus, au conseil municipal de Montreuil, commune du Seine-Saint-Denis, donc Dominique Voynet est devenue maire, Bruno Rebelle est l'un des trois élus du groupe PS resté dans l'opposition. Dans une lettre adressée aux militants d’Europe Ecologie, Bruno Rebelle s’était dit fin juillet “candidat à rien mais prêt à tout (ou presque !)”. Même si aujourd’hui rien n’est officiel, sa candidature est sérieusement étudiée chez les Verts et devrait animer les discussions lors de leurs journées d’été qui se déroulent à Nîmes d’aujourd’hui à vendredi prochain. Une manifestation qui enregistre un afflux record avec justement une forte présence des écologistes non encartés venus par la mouvance d’Europe Ecologie.



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