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Sports | OL : Le renouveau est arrivé |

19/08/2009

OL : Le renouveau est arrivé

L’OL a battu Anderlecht par 5 buts à 1 en tour préliminaire de la Ligue des Champions, hier soir à Gerland, et devrait en principe se qualifier pour sa dixième Ligue des Champions d’affilée la semaine prochaine en Belgique.

Il fallait gagner avec la plus grande marge possible pour ne pas s’arracher en Belgique au match retour. Le contrat est rempli, après une soirée où l’OL a retrouvé des allures d’écurie européenne, malgré quelques erreurs défensives qui ne pardonneront pas toujours. Samedi dernier contre Valenciennes, les hommes de Claude Puel avaient manqué d’efficacité, ne marquant qu’un but et risquant plusieurs fois de se faire rejoindre au score. Hier soir, au bout d’un quart d’heure, le public lyonnais, en feu, a compris que le match allait prendre une tournure différente. A la 10ème minute, Lisandro obtenait un coup franc à 20 mètres, plein axe. En l’absence d’un tireur incontestable, 3 joueurs négociaient pour le tirer. C’est Miralem Pjanic, 19 ans qui a hérité à l’intersaison du numéro 8 de Juninho, qui s’élançait finalement et trouvait le but avec l’aide de la transversale. 5 minutes plus tard, Lloris accrochait plus ou moins Suarez dans la surface, mais l’arbitre Allemand, M. Stark, ne donnait pas de penalty. Sur le contre, Källström, préféré à Makoun au milieu de terrain, trouvait superbement Lisandro sur son couloir gauche. Après avoir pris le dessus sur l’aile, “Licha” effaçait Silvio Proto, le gardien Belge d’Anderlecht, mais ce dernier lui retenait la jambe. Cette fois, l’arbitre sifflait “faute”. Lisandro allait alors chercher le ballon, déterminé à transformer le penalty lui-même. Et le transformait sans trembler, alors que Proto, 1m84, plongeait du bon côté.

Un festival
A 2-0, l’OL pouvait se permettre de souffler. Pas Michel Bastos, auteur d’une grande prestation technique sur son couloir droit tout le long du match. A la 39ème minute, servi par Källström, la plaque tournante de l’équipe, le Brésilien venu de Lille cet été repiquait dans l’axe et décrochait une frappe lourde du gauche à plus de 25 mètres. Poteau opposé rentrant. Le gardien haussait les épaules, dépité. Mais le calvaire allait continuer, puisqu’à la 42ème minute, suite à une action collective de très grande classe, Lisandro servait un caviar à Bafé Gomis, jusqu’ici bien discret, au point de penalty. Sans forcer, la panthère y allait de son but. Et Lisandro lui sautait dans les bras, apparemment ravi de faire marquer son équipier. 4-0 à la mi-temps.

Lisandro encore longuement applaudi par Gerland

Au retour des vestiaires, Anderlecht n’a pas démérité. Les hommes de Jacobs tentaient d’aller marquer un ou deux buts pour relancer leurs chances de qualification. Et allaient y arriver. A la 58ème, après quelques errances lyonnaises en défense sauvées jusqu’ici par un grand Hugo Lloris, Suarez réduisait l’écart en effaçant le portier lyonnais. Et les Belges auront bien quelques corners pour inquiéter des lyonnais un peu sur leur nuage. Mais à la 63ème, en contre-attaque, Pjanic trouvait Gomis dans la profondeur, et ce dernier répondait à Suarez en effaçant à son tour Proto avant de marquer dans le but vide. Le match était alors plié. A la 72ème, Puel remplaçait Lisandro par son compatriote Delgado. L’occasion pour Gerland de lui rendre hommage. Hier soir, l’Argentin dont certains doutaient qu’il puisse faire oublier Benzema, a encore laissé Gerland sans voix à sa sortie. Altruiste, généreux, rigoureux, sûr de lui et redoutable : même les Bad Gones se sont contenté de l’applaudir silencieusement, eux qui d’habitude donnent de la voix. Il est encore trop tôt pour les conclusions, mais l’homme qui vaut 24 millions incarne bien l’état d’esprit joyeux et déterminé qui règne dans ce nouveau collectif, qui devra confirmer samedi à Auxerre en championnat.

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