Bienvenue sur le site de Mag2 Lyon
mercredi 08 février 2012 - 10:28
Météo Lyon :
Dossier | La rentrée littéraire des Lyonnais |

10/09/2009

La rentrée littéraire des Lyonnais

Ils sont Lyonnais, déjà célèbres ou débutants, et ils font leur rentrée littéraire. Tour d'horizon avec l'éclairage de Michel Bazin, de la librairie «Lucioles» à Vienne.

"Sagesse et blessures" de Charles Juliet
Charles Juliet, 75 ans, publie chez Bayard un petit livre d’une soixantaine de pages qui propose une analyse de l'Ecclésiaste. Un texte de l’Ancien Testament qui serait la transcription des discours du roi Salomon à différents moments de sa vie. D’où le caractère un peu «embrouillé» des propos, comme l’explique l'écrivain, qui distingue dans l’Ecclésiaste deux types de réflexions : sur la beauté de la vie, de l’amour, de la jeunesse... Et sur la vieillesse, l’angoisse de la mort. Charles Juliet souhaitait depuis longtemps écrire sur l’Ecclésiaste, qu'il juge très proche de la pensée de Lao-Tseu, car le texte fait écho à une longue réflexion personnelle. En janvier, l'auteur du fameux «L’Année de l’éveil», récit romancé de son expérience d’enfant de troupe présentera le sixième volume de son "Journal".
Le 8 octobre à 18H, Charles Juliet dédicacera ses livres à la librairie Saint-Paul Place Bellecour.
«Sagesse et blessures : réflexions sur l'Ecclésiaste et Lao-Tseu» de Charles Juliet, éditions Bayard, août 2009, 14 euros

"La diagonale du vide" de Pierre Péju
Fils de libraire, Pierre Péju, signe avec "La Diagonale du vide», un beau récit sur un sujet insolite avec de vrais personnages. C’est l’histoire d’un designer, Marc Travenne, qui décide de tout quitter pour se retirer en Ardèche. Mais une femme vient troubler sa solitude. Elle marche, depuis des jours, le long de la « Diagonale du vide", cette étroite bande de territoire assez sauvage qui partage les Landes des Ardennes. Et cette mystérieuse inconnue lui révèle peu à peu ses secrets : elle est afghane, ancien agent secret... Avec ce roman, Pierre Péju livre une réflexion sur «le mal absolu". Un concept incarné par son personnage féminin. Le livre se conclut pourtant sur une note positive : "Au cœur du mal, je crois beaucoup à la persistance d’une lumière, qui est tout simplement l’autre face de l’humanité, la meilleure".
"La diagonale du vide" de Pierre Péju, éditions Gallimard, août 2009, 18,50 euros

"Une année étrangère" de Brigitte Giraud
Chargée de la programmation de la Fête du livre de Bron, Brigitte Giraud, publie un nouveau roman très étonnant. Laura, 17 ans, part en Allemagne comme jeune fille au pair. A son arrivée, elle ne comprend rien. Ni à la langue, ni au mode de vie de la famille qui l’emploie, où les parents se lèvent à 11h du matin et fument comme des pompiers, alors que la mère a un cancer... Mais petit à petit, elle s’attache au seul garçon de la famille qui lui rappelle le petit frère qu’elle a perdu. Pour cette "Année étrangère", l'écrivain lyonnaise s'est inspirée de son expérience de jeune fille au pair en Allemagne où, comme son personnage, elle a découvert un exemplaire de «Mein Kampf» chez ses hôtes. Coupée de ses racines, elle a trouvé comment mieux se comprendre. Laura est un personnage auquel on s'attache, c'est le grand talent de Brigitte Giraud.
"Une année étrangère" de Brigitte Giraud, éditions Stock, août 2009, 216 pages, 17 euros

Les 13 desserts de Camille Bordas
La jeune Lyonnaise Camille Bordas, 22 ans, vient de publier son premier roman, Les 13 desserts, qui figure déjà parmi les romans français les plus en vue de la rentrée. C’est l’histoire d’Inès, 15 ans qui, à la mort de son père, doit quitter Arles, la ville de son enfance, pour s'installer à Paris chez son frère, Pablo, de 20 ans son aîné. Après avoir vécu avec son père, communiste espagnol exilé à la fin de la Guerre civile, Inès va découvrir une autre vie. Un soir, alors qu’elle partage avec son frère un repas de Noël composé de 13 desserts, selon la coutume provençale, les choses vont mal tourner...
Un roman initiatique sur le passage de l’adolescence à l’âge adulte, qui est très largement autobiographique.
Camille, très affectée par le décès de son père, a longuement mûri ce premier roman, une promesse faite à son grand-père maternel qui a fui l’Espagne franquiste pour se réfugier à Arles. Comme Inès, Camille, avec beaucoup de fraîcheur et de spontanéité, s’avoue «décalée, ironique, voire cynique » face à la vie «pour ne pas se laisser engloutir». Comme Inès, c’est une Parisienne déracinée dont le frère aîné, qui vit à Paris, travaille dans le monde de la BD. Comme Inès, elle connaît le Mexique, où enfant, elle a vécu avant de revenir vivre à Lyon. Un Mexique magique, dont les pyramides aztèques l’ont émerveillée, au point de s’engager dans des études d’archéologie à la Sorbonne. Elle prépare déjà un second roman «plus politique».
Camille Bordas, Les 13 desserts, éditions Joëlle Losfeld, 180 pages, 15 euros.

 

"Exil intermédiaire" de Céline Curiol
Manhattan, 3 juillet 2008. Une femme est sur le point de quitter l'homme avec lequel elle vit depuis près de dix ans. Le même jour à Paris, une autre jeune femme vient d'embarquer sur un vol pour New York. L'une et l'autre vont vivre dans cette ville irrésistible un week-end très particulier... Après le succès de son premier roman, «Voix sans issue», la jeune écrivain lyonnaise Céline Curiol signe ainsi son troisième roman. Un ouvrage magnétique et un hommage à New York, où elle a vécu dix ans.
"Exil intermédiaire" de Céline Curiol, éditions Actes Sud, août 2009, 432 pages, 21,90 euros                                                                

Commentaire