C’est ainsi que Bernard Monnot, le seul témoin lyonnais mèlée l'’affaire Clearstream, est présenté par la justice dans l’ordonnance de renvoi qui résume les faits reprochés aux suspects jugés depuis le 21 septembre par le tribunal correctionnel de Paris.
Dans cette affaire, Dominique de Villepin est accusé d’avoir utilisé des listings bancaires falsifiés pour déstabiliser Nicolas Sarkozy en lui attribuant un compte secret dans une banque installée au Luxembourg. L’un des envois anonymes de ces fameux listing au juge d’instruction Renaud Van Ruymbeke, a été posté de Lyon le 7 juin 2004 par Bernard Monnot, ancien cadre de la Société générale et de la Banque cantonale de Genève devenu un militant actif de l’association alter-mondialiste Attac. Mais celui-ci a été rapidement identifié. Et pour cause : il affirme avoir envoyé ce listing sans chercher à se cacher. Il aurait même prévenu le juge d’instruction en s’assurant aussi que son courrier était bien arrivé. C’est donc le juge d’instruction qui aurait pris l’initiative de rendre anonyme son envoi. Bernard Monnot affirme avoir adressé cette lettre à Van Ruymbeke pour lui rendre service car le journaliste Denis Robert, auteur de plusieurs livres sur cette affaire, l’avait avertit que ce juge “cherchait à mieux comprendre le fonctionnement de Clearstream”. Lui-même ayant récupéré des listing sur le CD-ROM d’un ancien cadre de cette banque, en toute confiance, sans avoir vérifié leur authenticité. Du coup, il a simplement été entendu comme témoin assisté.


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