François Pérol, le président du directoire du groupe BPCE était présent à Lyon hier. Issue de la fusion de la Caisse d’Épargne et de la Banque Populaire, la BPCE est devenu le deuxième groupe bancaire en France, assurant 20 à 25% des financements de l’économie française.
François Pérol tenait à faire le point sur la crise qui a touché l’économie. Selon lui, le plan de relance mis en place par l’État a plutôt bien fonctionné en Rhône-Alpes. 2 000 entreprises en ont bénéficié dans la région. A présent, le but est d’accompagner les entreprises par un renforcement de leurs fonds propres. Ceux-ci constituent des capitaux patients, selon Arnauld Peyrelongue, le directeur du réseau Oséo, il faudra les compléter par des capitaux à plus court terme comme les prêts participatifs, afin que les entreprises puissent sortir de la crise en innovant, en investissant ou en s’ouvrant à l’étranger. Cette internationalisation représente à la fois le point faible et le point fort en Rhône-Alpes. La région exportant bon nombre de sa production, elle a aussi dû faire face à la baisse de ses ventes à l’étranger, mais la reprise se fera aussi plus vite grâce à cette position exportatrice.
“On a appris des choses de la crise” a annoncé François Pérol. “Le métier de banquier c’est de collecter l’épargne et de la reprêter pour financer l’économie”. Le président de la BPCE, a alors considéré qu’il fallait mettre de côté certaines activités spéculatives pour assurer cette fonction, comme cela a été le cas pour Natixis. La filiale du groupe BPCE devrait annoncer des résultats positifs pour le troisième trimestre 2009, ce seront les premiers depuis plus d’un an. Ces résultats ont pu être obtenus grâce à une reprise en main de la société qui a centré son activité sur trois métiers : le financement et l’investissement au service des entreprises, l’épargne et les services financiers spécialisés. La BPCE assure toujours une garantie sur les actifs de Natixis et espère un retour sur capital investi à hauteur de 12% d’ici 2012.
Interrogé sur la proposition de loi au sujet de la surtaxe sur les banques, François Pérol s’est déclaré en accord avec la position de la ministre de l’économie. Christine Lagarde ne soutient pas l’idée d’une taxe supplémentaire sur les banques mais se déclare, néanmoins, favorable à un financement par les banques de la commission bancaire, qui contrôle les établissements de crédit. Concernant le grand emprunt national, le président de la BPCE, a considéré que la question ne relevait pas de ses fonctions actuelles, et n’a concédé que son avis de citoyen, espérant que cet emprunt soit le plus utile possible pour l’avenir du pays.


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