A Lyon
Les prix restent à peu près stables à Lyon, alors qu’on enregistrait jusqu’à présent des hausses régulières de 3 à 5 % par an.
Les meilleurs prix, on les trouve logiquement dans les arrondissements les moins cotés, notamment le 8e arrondissement. Car le tramway n’a pas suffi à améliorer l’image des quartiers comme les Etats-Unis et Paul Santy. Du coup, les prix sont attractifs. On peut trouver des T1 de 30 m² à 320 euros par mois.
On peut aussi trouver des prix intéressants dans le 3e, le 7e et dans le 9e, même si les loyers ont quand même tendance à rattraper ceux des autres arrondissements. Dans le 7e, même si le secteur n’est pas très sympa, il faut dépasser Jean Macé, direction Gerland, car on bénéficie alors du métro. On peut par exemple trouver des T2 de 55 m² refaits à neuf avec garage pour 600 euros. Mais le quartier qui monte, c’est la Guillotière. Proche de Bellecour, il deviendrait presque repaire de bobo. On peut trouver des T1bis de 42 m² pour 450 euros mensuels. Toujours dans le 7e arrondissement, il faut s’intéresser au secteur Garibaldi, à la limite du 3ème, desservi par la ligne D du métro, donc accessible, avec des prix qui restent intéressants.
En revanche, le 9e est de plus en plus saturé. Car de nombreuses écoles, comme l’Idrac, attirent les étudiants qui louent les petites surfaces mais aussi des T3 en colocation. Résultat, les offres intéressantes sont de plus en plus rares pour les couples ou les familles. Comme cette maison de 75 m² sur deux niveaux, avec 300 m² de jardin, en face de la piscine de Vaise à 850 euros par mois et qui va sans doute rapidement trouver un locataire.
Dans le 5e arrondissement, les appartements anciens pas rénovés du Vieux Lyon, un quartier toujours aussi bruyant, peuvent également être un bon plan. A condition de ne pas être trop exigeant, par exemple sur la présence d’un ascenseur. Pour les familles qui recherchent le calme, à Saint-Just, l’offre reste limitée. A signaler aussi que dans le 2e arrondissement comme à la Croix-Rousse, sur les Pentes ou le Plateau, on trouve les locations les plus chères de l’agglomération avec des prix qui continuent d’augmenter. En plus, l’offre est rare. Et les appartements réhabilités partent rapidement. Alors que ceux qui restent sur le marché sont souvent en très mauvais état.
Enfin, dans le 6e arrondissement, on note une légère baisse des prix surtout liée à un réajustement du marché. Car les appartements ou les hôtels particuliers étaient souvent surévalués. A signaler également une pénurie de garages, ce qui dissuade les familles. En revanche, on trouve des appartements avec de grandes pièces principales, ce qui est plutôt favorable à la colocation. Et si on se rapproche de Villeurbanne, les prix diminuent sensiblement.
Dans l’agglomération
Evidemment, c’est dans l’Est lyonnais qu’on trouve les loyers les plus intéressants, notamment à Vaulx-en-Velin et Décines où on peut louer un T3 en moyenne pour 650 euros. Et avec le développement des transports en commun, notamment du tramway, certains quartiers deviennent agréables à vivre. A Meyzieu par exemple, un programme de constructions neuves devrait être livré en 2010, ce qui pourrait détendre un peu le marché.
En revanche, ça reste cher à Villeurbanne. Même si on note un phénomène nouveau : une fuite des locataires vers le centre de Lyon, même les étudiants, qui préfèrent louer de l’ancien à Lyon que de neuf à Villeurbanne. Il y a donc des affaires à faire. Comme ce F3 de 60 m² loué 500 euros par mois qui ne trouve pas preneur.
Dans l’Ouest lyonnais, les loyers continuent d’augmenter. Sauf à Ecully où la faiblesse des transports en commun qui se résument à des bus commence à pénaliser ce secteur, notamment pour les jeunes. Alors qu’à Tassin et Sainte-Foy, la pénurie d’offres tire les prix à la hausse. Compter 1 000 euros minimum pour une villa de 90 m² et en moyenne plutôt 1 500. Alors qu’à Caluire, la demande reste soutenue avec des prix qui peuvent aller jusqu’à 13 euros du m² pour des appartements de standing.
A Saint-Genis et Oullins, les prix ont tendance à baisser pour les petites surfaces car il y a peu de demandes, contrairement aux T2 jusqu’aux T5. Compter 630 euros pour un T3.
Enfin, à Francheville, les grands appartements ont du mal à se louer, surtout quand le loyer dépasse 800 euros mensuels. D’autant plus que le parc immobilier est ancien avec des immeubles qui peuvent atteindre 10 étages. Pas très attirant.
A une demi-heure de Lyon
Pour louer moins cher, notamment pour les familles, la solution, c’est souvent de s’éloigner de Lyon. En effet, à une demi-heure de voiture ou de train, on peut encore trouver des bons plans. Comme dans la zone Est de Saint-Quentin-Fallavier, l’Isle-d’Abeau ou Villefontaine, des villes nouvelles avec des zones industrielles qui n’ont pas forcément une bonne image, mais qui se développent et deviennent plus agréables à vivre. Notamment grâce à une offre de pavillons, même s’ils sont un peu toujours sur le même modèle : salle à manger et séjour au rez-de-chaussée, chambres à l’étage. Exemple : à Saint-Quentin, une maison de 92 m² avec terrain se loue 795 euros. Mais avec trois chambres, on monte à 850 euros. On trouve aussi des maisons neuves. Mais attention, il faut être rapide car les offres intéressantes restent rares. Surtout dans des quartiers calmes comme l’Isle-d’Abeau, près du golf. Dernier conseil : attention au bruit des avions car l’aéroport n’est pas loin.
Autres secteurs intéressants : Rive-de-Gier et Saint-Chamond car ces anciennes cités minières ne sont pas franchement attirantes. En revanche, les prix sont les moins chers de la région et ils risquent encore de baisser. “De nombreuses entreprises ferment. Du coup, on perd la clientèle de cadres qui pouvait louer des maisons” explique une responsable d’agence immobilière à Saint-Chamond où on trouve de nombreuses villas. Exemple : Un T5 de 115 m² sur deux niveaux, très récent, avec 250 m² de terrain dans un lotissement sécurisé, se loue 965 euros mensuels. Et certaines communes sont assez sympas car plus rurales, notamment à proximité du parc du Pilat, les villages de Cellieu et de Saint-Paul-en-Jarez. Mais ces locations trouvent là encore rapidement preneurs.
A une demi-heure de Lyon, une petite ville bien desservie en train, propose des locations intéressantes : Ambérieu en Bugey dans l’Ain. Une commune de 12 000 habitants où les prix sont stables autour de 7,5 euros le m². On trouve par exemple des villas récentes de 95 m² avec un terrain de 500 m² à 750 euros par mois. De plus, 90 nouveaux logements sont aujourd’hui sur le marché avec des prix aidés. Ce qui tire les loyers à la baisse. D’ailleurs, un professionnel du secteur le reconnaît : il a diminué en moyenne ses loyers de 5 à 10 % depuis le début de l’année. Et certains appartements ne trouvent pas de locataires pendant plusieurs mois.
Pas forcément attractive pour les prix, Vienne au sud de Lyon peut séduire des Lyonnais sensibles à la qualité de vie. Ville moyenne, très axée culture, elle se situe à une demi-heure de Lyon en train. Et propose de nombreux appartements, du T1 au T4, mais aussi des maisons. Villas qui sont quand même louées entre 900 et 1 000 euros/mois, et rapidement si elles sont implantées entre Vienne et Lyon. Alors que de nombreux T4 ne trouvent pas preneurs. Comme ce 75 m² refait à neuf pour 600 euros par mois, qui ne se loue pas depuis deux mois.
En revanche, une zone tend à devenir de plus en plus attractive, Villefranche-sur-Saône, qui grâce à l’autoroute est à 30 minutes de Lyon. On trouve à la location, des appartements bien sûr, mais aussi des villas. Exemple à Limas avec cette maison mitoyenne de 94 m² avec 270 m² de terrain, qui se loue 850 euros par mois. Et depuis la création d’une bretelle d’autoroute au nord de Villefranche, le marché est plus dynamique autour d’Arnas, et des petits villages comme Blacé où on se retrouve pratiquement au cœur des vignes.



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