Aides des collectivités locales, achats de places, financement ou mise à disposition d'infrastructures ... la chambre régionale des comptes a examiné les rapports entre collectivités locales et clubs professionnels, en particulier l'Olympique lyonnais.
“On ne veut pas se substituer aux choix politiques des élus. On veut simplement que ces choix ne soient pas fait en catamini mais au contraire dans la plus grande transparence possible pour les populations.” C’est ce qu’a déclaré avec beaucoup d’insistance Michel-Pierre Prat, le président de la chambre régionale des comptes, lors d’une conférence de presse organisée cet après-midi. Une prise de position qui s’inscrit dans le cadre de la sortie de l’enquête nationale de la cour des comptes portant sur les liens entre collectivités locales et clubs sportifs professionnels dont il a été lui-même rapporteur. Pour ce magistrat, il n’y a sur ce point “que des progrès à faire !” Dans plusieurs rapports portant sur les aides de la Région, du Département, du Grand Lyon et de la ville de Lyon à l’Olympique Lyonnais, la chambre des comptes Rhône-Alpes a remarqué plusieurs problèmes. En effet, ces subventions sont légament plafonnées à 2,3 millions d’euros pour les aides directes et à 1,6 millions d’euros pour les prestations de services, en général des achats de places. Or, ces montants sont régulièrement dépassés car aucune de ces collectivités locale ne chercherait à vérifier si cette limite est franchie avant de verser son aide. Et l’Olympique Lyonnais se garde bien de les avertir. “Finalement, cette vérification s’effectue uniquement au moment des contrôles de la chambre régionale des comptes !”, a relevé un magistrat ayant participé à ces enquêtes. De plus, la ville de Lyon exonère tous les clubs de la taxe sur les spectacles, ce qui lui rapporterait 1,6 millions d’euros par an pour l’OL.
Michel-Pierre Prat a aussi abordé la question des travaux que le Grand Lyon a prévu de financer pour rendre accessible le site de Décines où Jean-Michel Aulas veut construire l’OL Land. Le stade lui-même est évalué à 300 millions d’euros que l’OL veut financer à parts égales entre ses fonds propres, le naming, c’est-à-dire qu’un sponsor participe au financement en donnant son non au stade, et un emprunt. Alors que 200 millions d’euros seraient investis autour du stade, notamment des hôtels, des commerces et des immeubles de bureaux.
Mais le Grand Lyon pourrait aussi investir de 80 à 150 millions d’euros en infrastructures diverses. “Il n’y a aucun chiffrage précis pour l’instant. Et on sait bien que cette évaluation, c’est un minimum !”, a souligné le président de la chambre régionale des comptes qui s’étonne que les collectivités locales n’aient pas mis des outils en place permettant de mesurer concrètement les retombées économiques de ces clubs professionnels avant de consentir ces aides.



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lolo
Dada
Yvan, de Lyon.
Stap 38
André