Un groupe de militants a empêché le débat public national sur les nanotechnologies organisé hier à l’ENS de Lyon.
Le scénario se répète pour la commission nationale du débat public nanotechnologies (CNDP). Après Grenoble et Rennes, elle s’est retrouvée hier impuissante face aux dizaines d’opposants venues saboter le débat. Jean Bergougnoux, président de la CNDP, a eu à peine le temps de prendre la parole que les militants de l'association “Pièces et Main d’œuvre” ont commencé à se manifester, scandant “le débat on s’en fout”. Ces perturbateurs venus de Grenoble ont refusé tout dialogue et empêché les experts de s’exprimer en faisant le plus de bruit possible. La tension est vite montée avec les spectateurs mécontents de ne pouvoir assister à ce débat. Certains en sont venus aux mains. Seuls deux membres du CNDP tentaient courageusement d’instaurer un dialogue, malgré les huées et boulettes de papiers qui leur étaient jetées à la figure. Les agents de sécurité présents ont fini par intervenir pour les séparer et obtenir le départ de ces militants alors que la quinzaine de CRS présents est restée postée à l’entrée de l’amphithéâtre. Les organisateurs ont alors suspendu le débat, promettant de le poursuivre sur internet. Certains spectateurs étaient persuadés qu'ils auraient négocié cette issue pour obtenir le départ des militants anti nanotechnologies et éviter que cela dégénère. La réunion d’hier soir était la 12e d’une série de 17. Mais les militants répètent pour ceux qui ne l'auraient pas compris “A chaque débat on sera là !”


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