Un week-end à Porto. A moins de 2 heures de Lyon, ça se tente. D'autant plus qu'avec la ligne lowcost, c'est abordable, même en période de crise (1).
D'ailleurs, dès qu'on arrive dans cette ville, on n'est pas déçu. Une capitale à taille humaine avec en prime, un contraste sympa entre une architecture d'un autre siècle et les bâtiments ultramodernes comme la Casa de Musica, un énorme bloc de pierre et de verre où sont organisées des manifestations culturelle de qualité. Mais avant de plonger dans ce Porto insolite, il faut faire une halte en bas du quartier central et vallonné de Ribeira, au bord du fleuve Douro, en s'installant à la terrasse d'un café typiquement portugais. Et commander un premier verre de Porto. Avec en musique de fond, les discussions chantantes des habitués. Et si on a le temps, il faut faire la route du Porto en empruntant une barcos rabelos, ces barques à l'ancienne qui servaient autrefois à transporter l'alcool. Pour une soixantaine d'euros, on peut faire une petite croisière de deux heures sur le fleuve et passer une journée à visiter les vignobles.
A la terrasse des cafés du quai de Ribeira, il suffit de lever les yeux pour admirer les maisons cubiques qui dégringolent vers le fleuve un peu comme une médina orientale. Une sorte de favela européenne où se conjuguent le charme et la convivialité avec des voisins qui se parlent aux fenêtres où est accroché le linge qui sèche. Plus haut sur le fleuve, le pont Maria Pia, réalisé par Gustave Eiffel en 1877, permet de passer d'une rive à l'autre. Un joli spectacle.
Avant de se balader dans Porto, il faut trouver un hôtel. Avec au choix, le charme et là, il faut opter pour le Bolsa (110 euros la nuit), ou le luxe avec le magnifique Pestana Porto Hôtel (160 euros) avec des chambres spacieuses et authentiques qui ont une vue imprenable sur le fleuve.
Mais pour découvrir Porto, il faut d'abord se perdre dans les ruelles étroites et sinueuses de la vieille ville. Il suffit de monter la rue de Fonte Taurina à Ribeira et on se retrouve dans le centre historique, classé au patrimoine mondial de l'Unesco. Puis emprunter les escaliers abrupts pour grimper sur les hauteurs de ce quartier labyrinthe. Sur la route, on s'arrêtera pour admirer les murs de faïence aux motifs bleus, les fameux azulejos. On les retrouve dans toute la ville et chaque fois, ils racontent des épisodes de l'histoire du pays ou la vie quotidienne des Portugais, comme l'immense fresque contemporaine de Ribeira negra réalisée en 1987. Mais un des azulejos les plus impressionnants, c'est un peu plus loin dans la ville sur la façade latérale de la somptueuse église Do Carmo qui met en scène la fondation de l'ordre carmélite. Captivant. En haut de cette colline trône la Sé, une cathédrale lourde et imposante qui domine la ville. Et là, à nouveau, une pause s'impose au café Majestic de la rue Sainte-Catherine. Fréquenté par les intellectuels de Porto, ce café mythique n'a pas changé depuis son ouverture en 1921.
Pour se restaurer, on a le choix. Les restaurants des bons hôtels proposent une carte de qualité avec fruits de mer et poissons ou encore des viandes. Mais dans les petits bistrots typiques du centre-ville, on sert des repas traditionnels avec une soupe en entrée, un plat du jour et des desserts délicieux, le tout pour une dizaine d'euros. A Ribeira, D. Tonho est réputé pour ses tripes. Mais il y a aussi le D. Manoel et son décor de petit palais dans le quartier de Boavista. Pour une table plus haut de gamme, direction le quartier chic et branché de Foz, face à l'océan atlantique et ses plages, où se trouvent de bons restaurants de poissons et des cafés branchés comme l'incontournable Bazaar ou encore le 31. Idéal pour passer la soirée. Mais attention, au Portugal, les bars commencent à se remplir vers 2 heures du matin. Ambiance très chaude.
Bref, on a évité les musées pour privilégier un week-end plus festif. Mais on peut bien se coincer une journée pour visiter quelques fondamentaux. Comme le Centre portugais de la photographie dans l'ancienne prison de la cour d'appel, le musée d'Art moderne ou encore le musée Soares dos Reis.
(1) Easyjet Lyon-Porto, à partir de 48 euros l'aller-retour



Twitter
Facebook

Commentaire