Adjointe Verts à l’économie solidaire de la ville de Lyon, Guylaine Gouzou-Testud a mis en place un label pour distinguer les entreprises adoptant une démarche écolo et durable.
Pourquoi créer ce nouveau label ?
Guylaine Gouzou-Testud : Parce que ce label a une particularité. C’est le premier à associer l’écologie et l’économie. Alors qu’aujourd’hui, vous avez des labels équitables qui ont une démarche respectueuse des producteurs ou des labels bio qui garantissent le respect de l’environnement, sans toujours tenir compte de la réalité sociale.
L'origine de cette démarche ?
C’est mon expérience d’adjointe qui m’a convaincue de la nécessité de croiser ces critères dans un même label. Car je cherche justement à ce que la ville adopte une démarche équitable et durable dans ses achats. En 2004, Lyon a ainsi adhéré au programme européen Territoire de commerce équitable qui a d’ailleurs primé notre action cette année.
Une ville a la compétence pour mettre au point un label ?
Oui, à condition de bien s’entourer. On a donc créé un comité des sages réunissant l’Afnor, l’association spécialisée en certification, l’Agence de la maîtrise de l’énergie, des représentants du label équitable Max Havelaar...
Les critères pour être labellisés ?
Les candidats doivent privilégier les circuits courts en se fournissant en produits locaux car cela évite les transports polluants et en produits issus du commerce équitable. Il faut aussi qu’ils respectent l’environnement en économisant l’eau et l’énergie, en réduisant leurs déchets... Enfin, ils doivent prendre en compte, dans leur recrutement et leur activité, le handicap et la mixité.
Les premiers labellisés ?
Le parc de Miribel-Jonage, le centre Léon Bérard qui est exemplaire, notamment pour sa démarche de tri des déchets, Inexis une PME lyonnaise spécialisée dans l’énergie et des boutiques comme Artisans du monde, Alter et Terre, le Grain dans le grenier... Ou encore les Toques Blanches qui se sont lancées dans une véritable démarche équitable, avec notamment Olivier Canal du restaurant l’Olivier, dans le 6e arrondissement.
Vous avez les moyens de vérifier le sérieux des dossiers ?
On a pu contrôler les 100 premiers labels qui seront remis en février prochain car j’ai pu mobiliser mon chargé de mission et douze fonctionnaires de la ville. En revanche, si on a 3 000 candidats l’année prochaine, il faudra renforcer les moyens humains !



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