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mercredi 08 février 2012 - 11:48
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Politique | Villeurbanne met de l'animation au Grand Lyon |

17/02/2010

Villeurbanne met de l'animation au Grand Lyon

Plusieurs dossiers concernant cette ville ont donné lieu à des échanges musclés entre le PS et l’UMP lors de la séance de lundi soir.

Les élus de la Communauté urbaine ont commencé les débats par le dossier consensuel du développement du REAL, le réseau des transports de l’agglomération lyonnaise. 294 millions d’euros vont être dépensés pour l’Ouest lyonnais dont 12,5 millions d’euros seront apportés par le Grand Lyon. Unanimité aussi pour le vote d’études en vue de la réouverture de la ligne Lyon-Trévoux qui coûteront 100 000 euros dont 10% seront pris en charge par la communauté urbaine. L’objectif est de soulager la ligne existant déjà en rive droite de la Saône qui est utilisée par des habitants de l’Ain. Autre dossier orienté développement durable qui sera voté un peu plus tard dans la soirée à l’unanimité : la reconversion de l’ancienne caserne de gendarmerie de Sathonay en ZAC écolo de Castellane.
Dérapage au TNP
En revanche, de nombreux autres dossiers ont donné lieu à des échanges musclés entre droite et gauche. Dont deux dossiers sur Villeurbanne. Ainsi, quand Gérard Collomb a mis au vote la rallonge budgétaire nécessaire pour finir la rénovation du TNP. Ces travaux vont coûter 32,9 millions d’euros au lieu des 18,3 programmés au départ. Soit + 80 %. “Qu’on ne nous dise pas que c’est la seule évolution du coût des matériaux qui justifient ce dérapage“, s’est emporté le jeune élu UMP Baptiste Dumas. Cela n’a pas déstabilisé Raymond Terracher, élu PS de Villeurbanne qui a défendu ce dossier en qualifiant ces attaques de “politiciennes” et en s’appuyant sur le bilan culturel de cette institution récompensée trois fois aux Molière l’an dernier. François-Noël Buffet, président du groupe UMP, a alors exigé, en vain, que la Communauté urbaine étudie un point précis : est-ce que le Grand Lyon peut voter une telle subvention alors que la culture ne fait pas partie de ses domaines d’intervention. Finalement, l’UMP s’est abstenue et le dossier a été voté.
Quelques minutes plus tard, c’est Henry Chabert, chef de file de l’UMP à VIlleurbanne, qui a critiqué la méthode et le manque de concertation concernant la requalification d’un quartier. Cette fois, c’est Richard Llung qui l’a accusé de “s’énerver parce que les sondages pour les élections régionales ne sont pas bon pour l’UMP”. Alors que le maire PS Jean-Paul Bret l’a “renvoyé à son ignorance”.
“Mal barrés”
Même le simple vote d’une subvention à l’Agence locale de l’énergie a dégénéré. Pourtant, droite et gauche étaient d’accord pour souligner le sérieux du travail de l’ALE qui est très active dans la maîtrise de l’énergie. Mais Christophe Quiniou élu UMP de Meyzieu, a dénoncé l’attitude de la commission chargé d’étudier ce dossier en visant son président, Christian Coulon, maire PS du 8e arrondissement, parce qu’il avait demandé le report du vote au motif que cette association n’avait pas fourni les documents exigés pour vérifier ses besoins. Ce dernier s’est justifié en expliquant que tous les dossiers étaient traités de la même manière. Finalement, Gilles Buna, adjoint Verts à l’urbanisme de Lyon, est intervenu avec diplomatie pour demander que ce dossier soit voté malgré tout afin de ne pas bloquer le travail de l’ALE et de ses 15 collaborateurs.
Des incidents qui ont agacé Gérard Collomb. Le président du Grand Lyon a voulu donner une leçon de politique à l’UMP en lançant aux élus de droite qu’ils étaient “mal barrés s’ils se contentaient de s’opposer à tout” car ils allaient perdre “le peu de crédibilité qui leur reste dans l’opinion”.

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