Sa gestion de la Métro, la communauté urbaine de Grenoble, a été elle-même critiquée par la chambre régionale des comptes.
Nicolas Sarkozy a choisi ce député PS, président de la commission des finances de l’Assemblée nationale, pour sa réputation de rigueur. Mais la chambre régionale des comptes a rendu le 12 janvier un rapport sur la gestion de cette institution pour les années 2003 à 2009 alors qu’elle était présidée par cet élu. Et ces magistrats qui dépendent de la cour des comptes que va présider ce même Didier Migaud, ont été assez critiques. Même s’ils saluent en ouverture la “gestion financière innovante”, ils pointent un certain nombre d’approximations, notamment dans l’inventaire des biens appartenant à la Métro. Autre problème : les prêts à risques, les fameux “swap”, représentant 36% de la dette principale et 27% de son budget annexe consacré à l’assainissement. Mais surtout, la dette de la Métro a explosé sous la période Migaud en passant de 218 à 337 millions d’euros, soit + 54 %. Et la chambre régionale des comptes souligne que la Métro a même atteint “le seuil d’alerte des 15 ans de remboursement”. Enfin, elle reconnaît que la Métro a une politique de logement social dynamique mais qu'elle n'a pas pu empêcher une répartition inégalitaire de cet effort puisque Grenoble a atteint les 20% de logements sociaux éxigés par la loi mais que d'autres communes de l'agglomération grenobloise mettront "20 à 30 ans" pour atteindre ce taux. Ce qui ne favorise pas la mixité sociale.



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Jean-Pierre
Force Française Libre