La majorité municipale et l'opposition se sont affrontées sur la rénovation de la grande piscine du Rhône et la prise en charge des personnes âgées à Lyon.
Lundi soir, la séance du conseil municipal a commencé par un long échange entre Nathalie Perrin et Gérard Collomb. La maire PS du 1er arrondissement de Lyon a posé publiquement trois questions qui portaient sur la rénovation des pentes de la Croix-Rousse en demandant quelles seraient les actions précisément menées par la ville. Le maire de Lyon a répondu avec une certaine solennité en incitant sur le fait que ces opérations seraient à mener “ensemble“. Ce qui a passé pour un signe d’une certaine pacification des relations entre ces deux élus qui se sont opposés ces dernières semaines, notamment sur l’opération OL Land. Alors que Bruno Lebuhotel, élu du 1er arrondissement, a interpellé le maire sur l’avenir du cinéma d’art et d’essai à Lyon après la fermeture de l’Odéon et du CNP. L’adjoint à la culture Georges Képénékian a été chargé de lui réponde et il a assuré qu’il ne voulait faire preuve “d’aucun fatalisme” dans ce dossier tout en précisant que la meilleur offre actuellement lui semblait être le Comeodia même s’il était “décentré”.
Mais le dossier-phare de ce conseil municipal a porté sur la rénovation du centre nautique du Rhône qui sera ouvert toute l'année. La ville va payer 1 million d’euros pour les études nécessaires à la première phase de travaux avec au programme un “bassin ludique” au nord, une pataugeoire et 3 500 m2 de plages. “Enfin !”, a ironisé Pierre Delacroix, conseiller municipal milloniste du 7e. “Nous nous engageons à rénover la totalité du site avec, je l'espère, l'appui du Grand Lyon”, a répliqué le radical de gauche Thierry Braillard l'adjoint aux sports. L’opposition s’est réjouit de cette rénovation mais elle en a profité pour critiquer la gestion des piscines lyonnaise dont l'état est “catastrophique” selon la centriste Bernadette Bertrix. Cette élue a aussi demandé l'ouverture jusque 22h en semaine des piscines lyonnaises “pour les rendre accessibles aux actifs”. Braillard a contre-attaqué en rappelant la règle de non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux mise en place par le “gouvernement de Nora Berra” en lançant donc une première attaque contre la secrétaire d’Etat aux Aînés du gouvernement Fillon. Mais le maire de Lyon, Gérard Collomb, a reconnu qu’il avait déprogrammé la construction de deux piscines promises dans son programme électorale pour les élections municipales de 2008. “A la Confluence, l'architecte a préféré un grand parc avec des nappes d'eau. Et pour le parc Sergent Blandan, les habitants s'y sont opposés lors de la phase de concertation. Vous qui nous reprochez une gestion autoritaire de la ville, vous voyez qu'on discute avec les habitants !”
Mais c'est une petite subvention de 10 000 euros à l'association “Bien vieillir dans son quartier” qui a donné lieu à un échange musclé entre l'adjoint municipal en charge des personnes âgées, Pierre Hémon, et l’UMP Nora Berra. Cette élue a accusé le maire de Lyon de ne pas avoir donné suite au plan “bien vieillir” de l'Organisation mondiale de la Santé relayée par le gouvernement “pour des raisons purement politiciennes” alors que ce label a été remis à 34 communes. Mais Hémon a rétorqué qu’il s’était déplacé à Genève pour rencontrer l'OMS dés juillet 2008 et qu’il ne l’avait “pas attendu pour s'occuper de ces sujets”. Ce que Nora Berra a dénoncé comme une “condescendance à l'égard des autres villes qui ont déposé des dossiers.“ Tout en insistant sur la dimension “non pas lyonnaise mais nationale” de ce dossier. Ce qui a provoqué les rires des élus de la majorité qui se sont moqués de ses “prétentions nationales” comme de ses ambitions pour les prochaines élections régionales où elle est tête de liste UMP dans le Rhône.
Toujours dans le cadre des élections régionales, le conseil municipal a voté la suspension du contrat qui lie Philippe Meirieu, tête de liste Europe Ecologie, à la chaîne pédagogique municipale Cap canal. Le maire de Lyon, Gérard Collomb, s'est même amusé des prétentions politiques de Meirieu. La preuve que la campagne est dans sa dernière ligne droite.



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