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jeudi 09 février 2012 - 01:36
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Politique | Collomb-Meunier : affrontement sur fond d OL Land |

03/03/2010

Collomb-Meunier : affrontement sur fond d OL Land

A la fin du conseil municipal, lundi soir, le maire de Lyon Gérard Collomb a remis publiquement à Nora Berra un article de 1992 qui raconte comment le député UMP de Meyzieu Philippe Meunier aurait été renvoyé du Parti Républicain pour diffusion de tracts racistes devant la faculté de Nancy. Une version que dément aujourd'hui totalement cet élu.

Alors que Nora Berra, tête de liste UMP aux Régionales pour le Rhône, interpellait Gérard Collomb, le maire de Lyon lui a lancé qu'elle devrait “faire attention à son deuxième de liste". Et il lui a transmis par le biais d'un huissier un article publié en 1992 par Libération qui raconte la suspension de Philippe Meunier du Parti Républicain car il avait distribué des tracts racistes à l’université de Nancy alors qu'il était responsable à Lyon de l’UNI, un syndicat étudiant droitiste. L’affaire était remontée au bureau national du Parti Républicain qui lui avait infligé une suspension de plusieurs mois alors que l'avocat André Soulier, un des dirigeants du parti giscardien, avait demandé son exclusion. Aujourd'hui, André Soulier est un des avocats de Jean-Michel Aulas, patron de l'OL. Tandis que Meunier est un farouche opposant au projet de Grand stade de l'OL. Du coup, certains se demandent qui a attiré l'attention du maire de Lyon sur cette affaire. Et les rumeurs les plus étranges circulent aujourd'hui dans le milieu politique. Car beaucoup, à droite comme à gauche, ont des raisons de vouloir créer la zizanie à l'UMP entre Nora Berra, connue pour ses positions intransigeantes vis-à-vis du Front national, et Philippe Meunier qui se revendique aujourd'hui d'une droite sans complexe tout en affichant sa différence avec l'extrême-droite. Sans compter les partisans du Grand Stade. De son côté, Philippe Meunier affirme que c'est "du caniveau" et qu'il avait au contraire voulu simplement “donner un coup de main“ en participant à cette opération montée par des étudiants de Nancy pour faire barrage à l'implantation d'un syndicat d'extrême-droite mais que le tract rédigé par la section de l'UNI Nancy avait pris la forme d'un pastiche imitant ces militants racistes. D'où la polémique. “J'assume totalement les actions, y compris mes actions de jeunesse. A l'époque, on gênait parce qu'on militait contre le traité de Maastricht. Mais cela n'a plus d'importance. Ce qui compte c'est le comportement de Gérard Collomb qui m'attaque alors qu'il s'est permis de soutenir Georges Frèche qui a traité de sous-hommes d'autres hommes." Un élu qui affirme que cette attaque ne fait que "renforcer sa détermination."

Commentaire

Slimane

Soutenir Frêche ça n'est pas tout à fait la même chose que de militer au sein de l'UNI. Quand j'atais à Lyon 3, je n'ai pas souvenir que les étudiants inscrits à l'UNI étaient vent debout contre les négationnistes !!! Frêche, c'est autre chose. Une grande gueule à coup sûre, mais certainement pas un facho.

la rose

Ras des paquerettes
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