Après deux jours de négociations, Jean-Jack Queyranne est parvenu à un accord avec ses partenaires.
Une trentaine de représentants du Parti Socialiste, d’Europe Ecologie et du Front de Gauche ont négocié pendant deux jours la fusion de leurs listes pour le second tour. Certains négociant la fusion des listes, d’autres le texte final et le programme. En tête, les trois chefs de file, Jean-Jack Queyranne, Philippe Meirieu et Elisa Martin mais aussi leurs têtes de liste départementales et des proches collaborateurs. Avec une présence remarquée de Michèle Rivasi, la député européenne de la Drôme qui avait mené la liste Europe Ecologie dans la région aux élections européennes de juin dernier.
L’accord final prévoit un “contrat de mandature” et la répartition des vice-présidences avec sept postes pour le PS, un pour les radicaux de gauche, six pour Europe Ecologie et un pour le Front de gauche. Si cette alliance franchit la barre des 50% au second tour, ce qui est, avoue l’un des négociateurs, leur “secret espoir”, les socialistes et leurs alliés auraient une centaine de sièges sur les 173 dont environ une cinquantaine au PS et les radicaux de gauche, 35 aux écologistes et 10 au Front de gauche. Alors que l’UMP aurait une cinquantaine de sièges et le FN une quinzaine. Bien sûr, rien n’est joué pour eux car le report des voix entre le premier et le second tour n’est jamais automatique. Surtout si l’électorat de gauche se démobilise en croyant que c’est gagné d’avance.
Exigences
Les négociations ont été difficiles sur deux points. Europe Ecologie exigeait la première vice-présidence mais Queyranne n’a pas voulu céder. Il aurait décidé d’accorder ce poste à un personnage incontournable type Bernard Soulage, très actif sur les transports au cours de son premier mandat, ou au contraire à un jeune qui monte, comme Hervé Saulignac son porte-parole pendant cette campagne ou une femme comme Bernadette Laclais, la jeune maire de Chambéry. Mais rien n’est acquis pour l’instant. Le détail des vice-présidents n’est pas non plus encore complètement fixé mais Philippe Meirieu aurait finalement décidé de demander un poste et on parle aussi beaucoup de la grenobloise Marie-Odile Novelli.
Le second point qui a fait durer les négociations, ce sont les exigences du Front de gauche qui paraissaient exagérées à ses partenaires. Jean-Jack Queyranne et Philippe Meirieu auraient pu mathématiquement s’en passer puisque Europe Ecologie a fait dans la région son meilleur score en France. Mais l’un et l’autre souhaitaient cette alliance pour afficher à la fois une ligne sociale et écologique. Du coup, une première conférence de presse prévue à 14h, puis repoussée d’une heure a été finalement annulée. Et il a fallu attendre 17h pour que les leaders de cette nouvelle alliance s’expriment alors que les listes définitives n’ont pu être déposées qu’à 17h30, à peine une demi-heure avant l’heure limite. Mais au final, l'accord a semblé satisfaire les négociateurs.


Twitter
Facebook

Commentaire
Robert
FFL