Le père de famille angolais, Guilherme Azanga, n'a finalement pas été expulsé et est rentré à Lyon vendredi.
Gare de la Part Dieu, vendredi, 12h40. Le train en provenance de Paris arrive avec une heure de retard. Une soixantaine de militants d'associations de défense des sans-papiers sensibles à l'histoire de ce père de famille angolais l'attendent en scandant son nom. Quand il arrive enfin, sa femme et ses proches se jettent dans ses bras. Souriant mais épuisé, Guilherme Azanga a tenu à remercier ses soutiens et à démentir certaines rumeurs : “Je ne me suis pas battu au moment d’entrer dans l’avion, on m’a ligoté, traité comme un chien. C’est sans doute ce qui a dissuadé le pilote de l’avion de décoller.’’. Affaibli, il explique à ses soutiens qu'il ne se sent pas bien et qu'il va consulter un docteur très rapidement. “Je souhaite simplement vivre une vie normale comme tout le monde” a-t-il déclaré. Mais si Guilherme Azanga n'a pas été expulsé, il reste sans-papier et donc susceptible d'être expulsé s'il ne se décide pas à rentrer par ses propres moyens en Angola. Pour le soutenir, deux députés PS du Rhône Jean-Louis Touraine et Pierre-Alain Muet, ont décidé d'organiser demain à la mairie de Lyon un "parrainage républicain" et d'être les parrains officiels de Guilherme Azanga.



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