Le journaliste lyonnais Lionel Astruc a sélectionné une trentaine de séjours écolos pour son livre “Echappées vertes” qu’il vient de publier.
Les vacances écolos, ce n’est pas une simple mode ?
Lionel Astruc : Non, pour moi, c’est plus profond. Plutôt que d’enchaîner à toute vitesse les visites de monuments, de plus en plus de voyageurs cherchent aujourd’hui à vivre une vraie expérience grâce à un tourisme plus respectueux.
Comment vous avez eu l’idée de ce livre ?
Cela fait dix ans que je me suis spécialisé dans l’environnement avec des enquêtes sur les filières de produits éthiques que j’ai remontées jusqu’aux lieux de productions pour vérifier le sérieux de ces démarches. Tous ces voyages m’ont aussi permis de me rendre compte qu’il y avait une attente pour des vacances différentes.
Qu’est-ce que vous proposez ?
Un éventail très large, du simple séjour détente en gîte à l’écovolontariat où il faut donner un coup de main. Exemple : Alta Terra, un gîte installé au cœur du Cantal qui propose des produits bios, mais aussi une randonnée dans le Queyras avec des lamas ou encore un séjour dans le Beaujolais pour aider un vigneron bio.
Rien à l’étranger ?
Non. Je me suis volontairement concentré sur les destinations françaises car il y a un vrai business autour des vacances écolos lointaines, genre surveiller les baleines au Canada, alors qu’on peut difficilement justifier ces déplacements longs et polluants par sa volonté de faire du bien à la planète ! Surtout si on va très loin pour rester seulement une semaine.
Pour être écolo, on est obligé de rester en France ?
Pas du tout ! Je suis moi-même un grand voyageur. J’ai même déjà publié un livre sur l’éco-tourisme dans le monde. Mais j’ai voulu démontrer qu’on peut être écolo sans être obligé d’aller chercher l’exotisme à tout prix.
Il y a des labels pour identifier ces voyages ?
Aucun label officiel. Mais il y a des initiatives intéressantes comme les gîtes Panda des Gîtes de France, la Clé verte ou l’ATR, l’association pour un tourisme responsable.
Lionel Astruc : “Echappées vertes”, éditions Terre Vivante, 157 pages, 19 euros.



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