Le Lyonnais Damien Vanni qui figurait parmi les six derniers candidats de la Nouvelle Star a été éliminé hier soir à l’issu du prime, malgré une belle reprise du tube de Bob Marley “No woman no cry”. Extraits de l’interview qu’il avait accordée à Mag2 Lyon il y a quelques semaines.
Pourquoi vous vous êtes présenté à la Nouvelle Star ?
Damien Vanni : L’envie d’être reconnu comme musicien et chanteur. Dans la région, c’est très dur de jouer. J’en avais marre de me battre pour tourner dans des bars, des petites salles...
Mais à 29 ans, c’est pas trop tard pour vous lancer ?
En fait, j’avais déjà passé le casting de la Nouvelle Star il y a trois ou quatre ans. A l’époque, je rentrais d’une soirée bien arrosée et j’ai suivi des jeunes qui allaient participer au casting à Lyon. Mais j’avais une barbe de six jours, j’empestais l’alcool... Résultat, je n’ai même pas atteint l’étape du jury !
D’où vous vient cette passion pour la musique ?
Franchement, rien ne me prédestinait à devenir chanteur. Mes parents, qui étaient infirmiers à l’hôpital psychiatrique du Vinatier, ne voulaient pas en entendre parler ! Du coup, je n’ai jamais lâché mes études. Aujourd’hui j’ai un master d’anglais, mais comme j’en avais marre de passer les concours de recrutement de l’Education nationale, je suis parti à Genève, car en Suisse, il n’y a pas besoin de concours pour devenir professeur.
Vos influences musicales ?
Des artistes comme Ben Harper, Keziah Jones ou Björk m’ont retourné la tête. Car ils ont leur propre univers un peu barré, avec des textes qui ont du sens. Si je fais un album, ça sera dans ce style. Et ça sera en partie en anglais. Pas pour la frime, mais parce que l’anglais fait partie de ma vie.
D’autres passions ?
Je fais beaucoup de théâtre. Car j’aime aller au contact des gens, me mettre en danger face à un public... Mais la pression est quand même beaucoup plus forte sur la scène de Baltard à Paris, où se déroule la Nouvelle Star, qu’au Ninkasi Gratte-Ciel ! Baltard, c’est d’une violence inouïe : ça brille, ça hurle, le jury en face, les caméras partout...
C’est difficile à gérer ?
En trois minutes sur scène, il faut tout donner. Ce qui est terrible, c’est que les répétitions se passent toujours super bien, alors que ce que je fais pendant les prime-times, c’est toujours moins bon. Bref, je me mets trop la pression.
Le jury n’est pas toujours tendre avec vous !
C’est clair que quand Sinclair te dit que tu ne sais pas chanter, t’as juste envie de tout arrêter ! Et j’ai vraiment souffert à certains moments, le public a été assez sympa avec moi.
Vos relations avec les autres participants ?
Je m’entends très bien avec Soan, que je considère comme le nouveau Léo Ferré. C’est un poète qui fait beaucoup de bien à l’émission. Mais j’aime aussi beaucoup Mahdi, Camélia-Jordana et Thomas. Au fond, la Nouvelle Star, c’est avant tout une aventure humaine extraordinaire.


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André.P