Jane Birkin sera en concert le 14 mai à la Bourse du travail. Interview.
Le style de votre album ?
Jane Birkin : J’ai voulu faire un album plus intime, plus nostalgique, que les précédents. C’est vraiment des chansons qui me touchent et qui s’adressent particulièrement aux femmes.
Pourquoi ce titre “Enfants d’hiver” ?
Tout simplement parce que j’avais envie de me dévoiler un peu. Du coup, j’ai mis une photo de moi enfant sur la pochette. Ce qui est très émouvant, car ça me rappelle mes années d’enfance et de bonheur. C’est aussi en souvenir de Serge Gainsbourg, avec qui j’ai passé des années merveilleuses quand j’étais jeune.
C’est la première fois que vous écrivez tous les textes de votre album ?
Oui, car j’avais envie d’interpréter des chansons que j’avais écrites avec mes propres mots. Alors que pendant toute ma carrière, ce sont les autres qui ont écrit pour moi. J’ai d’ailleurs eu beaucoup de chance car j’ai collaboré avec de très grands noms. Serge Gainsbourg évidemment, mais aussi Beth Gibbons, Tom Waits, Reufus Wainwright...
En quoi c’est différent ?
Ça me donne une extrême sensation de liberté. Car je chante avec mes propres mots. Ça me met en confiance et ça me donne envie d’écrire pour les autres.
Où vous puisez votre inspiration ?
J’écris quand je suis seule. Je pioche dans mes souvenirs, mes peines, mes joies, mes craintes... La vie quoi ! J’écris tout ce qui me passe par la tête. Et je le note partout, sur des enveloppes, des sacs à vomir dans les avions...
Instantanés :
Votre plus grand souvenir sur scène : “Une panne de lumière quand j’étais en concert au Bataclan ! Ça a duré 15 minutes. Du coup, Serge Gainsbourg est monté sur scène et les gens ont chanté avec nous pendant que les techniciens tentaient de réparer la panne. C’est un super souvenir.”
Votre rêve d’enfance : “Etre infirmière en Afrique.”
Le lieu où vous préférez travailler : “Honnêtement je m’en fous. Même si j’ai un petit faible pour la Bretagne.”
Votre principale qualité : “Je suis curieuse des autres.”
Votre plus gros défaut : “Je suis bordélique. Mais j’ai beaucoup d’autres défauts !”
L’endroit où vous rêvez de vivre : “Dans une maison en bois perchée au cœur du
marché populaire d’Istanbul. J’adore faire mes courses dans cette ville avec ma petite-fille, Marlowe. D’ailleurs, la vie de nomade me convient très bien !”
Ce que vous aimez à Lyon : “Plein de choses : les berges du Rhône, les bistrots, les traboules, Guignol... J’aime aussi beaucoup Tavernier et ses films. Et mon ostéopathe qui est à Lyon !”
Propos recueillis par Nadège Michaudet


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