Le PS dénonce les emprunts toxiques de Mercier

Date de publication : 30/11/2011

“Après moi, le déluge” : c'est ainsi que Thierry Philip, leader de la gauche au Conseil général du Rhône a qualifié, mardi, le positionnement du Département face aux emprunts toxiques. Le maire du 3e arrondissement évalue en effet à 400 millions d’euros le surcoût pour cette collectivité locale. Ce qui ferait du Rhône l’un des départements les plus touchés en France. ’¨Si Thierry Philip admet que le président du Conseil Général, Michel Mercier, “s’est fait piéger par Dexia”, il ne comprend pas l’attitude actuelle du Garde des Sceaux qui selon lui “reste flou sur le sujet” et manque de transparence. Michel Mercier a en effet reconnu un surcoût de ces emprunts dits structurés aux taux variables de l’ordre de 15 millions d’euros. Un chiffre bien en dessous de la réalité selon Thierry Philip qui a été assisté, pour ses calculs, par Emmanuel Fruchard, spécialiste en finance, et élu en région parisienne.
Sur les 23 emprunts établis entre mars 1999 et décembre 2010 par la collectivité, seuls sept seraient considérés comme toxiques. Dont cinq même très toxiques. Car, entre autre, basés sur des taux de change ou étrangers, dénués de taux plafond et cumulés à des effets de levier et des ventes d'options.
Afin d'évaluer les surcoûts, le parti socialiste a établi cinq scénarios possibles, selon l'évolution des marchés. Le scénario médian chiffre à 400 millions d'euros de surcoût, alors que le budget du Conseil Général s’élève à 2,2 milliards. Soit, selon le groupe socialiste deux ans de RSA, l' investissement du musée des Confluences, ou encore 13 ans de budget logement...
Pour Thierry Philip, il est donc urgent de renégocier avec Dexia, voire de les attaquer en justice. « Il faut attaquer pour défaut d'information », explique Thierry Philip. Car les principaux effets de ces prêts sont à venir. Les intérêts devraient atteindre leur sommet entre 2014 et 2019.

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