’L'hôpital moderne de Lyon’

Date de publication : 09/01/2012

“La construction de cet hôpital a été programmée avant la guerre de 14, car le maire voulait récupérer de la place en centre-ville, mais on considérait également que les hôpitaux existants n’étaient pas assez hygiéniques, à savoir la Charité, l’Antiquaille et l’Hôtel-Dieu, où s’entassaient les patients. L’idée était donc de créer une structure pavillonnaire, pour éviter les contagions, comme la tuberculose. Avec des souterrains permettant de relier ces bâtiments, donc de transporter les patients sans les exposer à l’air libre. Une galerie menait également à la faculté de médecine et à l’Institut médico-légal.
La construction a débuté pendant la Première Guerre mondiale. D’ailleurs, des prisonniers allemands y ont participé. Pour se terminer en 1933, année où on a transféré les activités de la Charité. A l’époque, l’hôpital Lyon Sud existait déjà, pour prendre en charge les “fous” et les “vieillards”. La Croix-Rousse aussi. Mais Edouard Herriot, dessiné par l’architecte Tony Garnier, est très vite devenu l’hôpital moderne de Lyon. Et il a accueilli des grands noms de la médecine lyonnaise. Notamment des chirurgiens exceptionnels. Comme Paul Santy pour la chirurgie thoracique puis cardiaque. Mais aussi Louis Paufique pour l’ophtalmologie, qui attirait des patients du monde entier ! Des premières ont été réalisées dans cet établissement, comme les greffes de Jean-Michel Dubernard. Mais les disciplines médicales ont également été très en vue en France, comme la cardiologie de Roger Froment. Ou encore la néonatalogie moderne. Du fait de la proximité avec la faculté de médecine, Edouard Herriot s’est démarqué aussi par ses recherches fondamentales. Avec des laboratoires implantés dans de nombreux pavillons. Dont la première unité de recherche chirurgicale de France.
Puis avec le développement du pôle Est des HCL, Edouard Herriot a perdu un certain nombre d’activités. Et ce qui avait été son atout, c’est-à-dire sa trentaine de pavillons, est devenu un handicap. Car les plateaux techniques, à savoir les blocs chirurgicaux qui coûtent cher, sont éparpillés. Mais Edouard Herriot reste bien sûr l’hôpital de référence pour les urgences, dont l’orthopédie et la réanimation.”

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