Pourquoi je voterai Nicolas Sarkozy

Date de publication : 29/04/2012

"La logique humaine veut que lorsque l’on a à choisir, l’on choisit le meilleur.

Cette élection présidentielle est « cornélienne » car il n’y a pas de meilleur. Il nous reste donc à choisir le moins pire.
Le premier tour nous a offert son lot d’aberrations sympathiques, d’excès, d’outrances, voire de folles propositions entre des rêveurs candides (Bayrou, Cheminade) un sincère du 19ème siècle (Poutou) une marguerite à lunettes perdue dans un champ de chardons, touchante de naïveté (Eva Joly) et des féroces Fouquier-Tinville qui au temps de la Révolution Française auraient allègrement coupé des têtes (Arthaud et Mélenchon). Les Français, massivement, ont retenu les deux plus crédibles. A gauche, François Hollande, le plan B de l’urgence après les frasques sexuées de DSK, s’est empressé, malgré le dédain commenté de ses « amis » les plus proches (Aubry, Fabius, Royal) d’enfiler le costume de Mitterrand (un peu grand) . Après quelques cours d’Actor’studio venant compléter le costume du «sphinx» par sa gestuelle calculée, un régime draconien, et une comptabilité capillaire retrouvant sa «brunitude» d’antan, il était prêt à faire rêver les Français. A droite, Nicolas Sarkozy, candidat sortant mais pas encore sorti, a récupéré sa tenue de «commercial» capable de tout vendre et de faire du chiffre avec une énergie incomparable.

Et il y a la France. Prise dans la tourmente d’une guerre économique impitoyable qui a déjà vue la Grèce tomber, l’Espagne, le Portugal et l’Irlande mettre le genou à terre, l’Italie vaciller, la France a tenu bon. Pour combien de temps ? Avec une dette phénoménale, fruit de l’indigence de 31 ans de laxisme politique qui a commencé par les 3 dévaluations du Franc de Mitterrand (1981, 82, 83) la France n’arrive plus à financer la politique sociale la plus généreuse du monde qu’elle s’est octroyée dans l’euphorie des 30 glorieuses. Elle n’arrive plus à accueillir décemment une immigration qui ne trouve ni logement ni travail mais choisit quand même la France pour sa générosité. Notre pays désormais emprunte pour rembourser les intérêts de sa dette. Des emprunts pour rembourser les emprunts. C’est la définition du surendettement. La France a tenu bon et Sarkozy a fait les efforts nécessaires. Il a maintenu les retraites et les salaires des fonctionnaires quand ils ont baissé dans d’autres pays Européens. L’heure n’est plus aux fantaisies. Quand Hollande, par son programme racoleur ajoute de la dette à la dette il conduit la France à sa perte. Si Hollande est élu il aura deux chemins possibles : soit il respecte la rigueur budgétaire indispensable à la France et en accord avec l’Europe, soit il applique son programme de poursuite des dépenses publiques. Dans la première éventualité il renie son électorat et les violences sociales sont à attendre, attisées par un Mélenchon dramatiquement agressif. Il n’y a pas de révolution sans violence. Dans la seconde éventualité, Hollande applique son programme qui ajoute de la dette à la dette. Il conduira inéluctablement la France à sa perte en commençant par laminer la classe moyenne car il faudra trouver de l’argent. La France sera contrainte d’augmenter le volume de ses emprunts dont les taux vont s’envoler. Nous empruntons aujourd’hui à 3,18% quand l’Allemagne emprunte à 1,6% mais l’Espagne à 6% et la Grèce à 21 % ! La fantaisie socialiste de 1981 a pu se rattraper en 1983 car la France avait des réserves de sécurité. La France de 2012 ne les a plus.

Choisir François Hollande c’est choisir un chemin glissant qui longe un précipice. Faut-il prendre ce risque ?
Nicolas Sarkozy est-il le meilleur choix ? C’est à n’en pas douter le moins pire. Après les errements d’enfant gâté du début de mandat, il a su montrer sa capacité et son énergie à combattre une situation dangereuse pour notre pays. Surtout, il a compris notre extrême faiblesse dans une situation de crise sans précédent. Il a compris la nécessité d’améliorer la compétitivité de nos entreprises pour combattre le coeur du coeur du mal Français : nous importons plus que nous exportons rendant illusoires toutes les mesures de rééquilibrage de nos comptes publics. Défendre la puissance économique Française c’est sauvegarder notre politique sociale, notre politique éducative, notre politique de santé car un pays pauvre ne peut plus s’offrir ces politiques là. Elles ne sont plus réservées qu’à une élite financière. Il a compris que l’on n’améliore pas les comptes publics en créant des emplois publics subventionnés qui ne participent pas à la balance commerciale comme veut le faire François Hollande mais qui au contraire creusent les déficits. Il a compris aussi que la générosité Française atteint ses limites quand les dépenses sociales destinées à une population immigrée non régulée entame l’attention que l’on doit porter aux Français qui ont de plus en plus de difficultés à se loger, à se soigner, et pour certains à se nourrir. Parler d’immigration n’est pas reprendre une thèse de l’extrême droite comme le font croire avec malice pernicieuse les compagnons d’Hollande, c’est aborder franchement un vrai problème de société dans lequel la France n’est plus en capacité économique d’accueillir la misère du monde.
Je choisirai Nicolas Sarkozy car il a eu le courage d’affronter les difficultés depuis la crise des subprimes de 2008. Il aura l’énergie et la capacité de sortir la France de sa position dangereuse. François Hollande n’a pas la carrure du poste, c’est un inconnu de la scène internationale et un Don Quichotte qui veut s’attaquer seul au monde de la Finance en ayant comme seule référence pertinente la gestion du Conseil Général de Corrèze le plus endetté de France. Un Don Quichotte qui veut remettre en cause le pacte européen de rigueur budgétaire qui sera complété de règles de relance et de croissance économiques. Angela Merckel n’est pas Dona Elvire.
François Hollande est l’incertitude dangereuse. Sarkozy dispose des cartes de l’expérience, de l’énergie et de sa reconnaissance internationale. Son deuxième mandat pourrait faire oublier le Fouquet’s et le transformer en grand président. La parole est aux Français.”

Richard Morales
Conseiller Municipal, Conseiller Communautaire, Président de l’Union Centriste Démocrate
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