“Casser le monopole des opticiens”

Date de publication : 13/06/2014

À 24 ans, le jeune Lyonnais Paul Morlet vient d’ouvrir Lunettes pour tous, à Paris. Cette boutique vend des lunettes de vue à moins de 10 euros, livrées en 10 minutes. De quoi bousculer le marché de l’optique. Interview. Par Charlotte Vincent

Pourquoi vous êtes-vous lancé dans l’optique ?
Paul Morlet : J’ai créé il y a quatre ans Lulu Frenchie à Lyon, une société de lunettes publicitaires et personnalisables. Cette entreprise est en croissance et m’appartient toujours. Elle m’a permis de connaître le secteur des lunettes en vendant 2 millions de paires. J’entendais depuis plusieurs années que les lunettes de vue étaient trop chères, qu’on ne savait jamais vraiment combien ça coûtait... J’ai voulu apporter mon expertise pour vendre une paire et des verres de qualité à 9,99 euros.
Mais vous n’êtes pas opticien ?  
Pas du tout. Mais on n’a pas besoin de l’être pour se lancer sur ce marché. Notre boutique parisienne compte 40 salariés, principalement des vendeurs. Tout est informatisé, ils saisissent les données de l’ordonnance dans un iPad et la machine découpe les verres. Ça change totalement des opticiens traditionnels. On casse les codes et on aide les gens.
Vous vous attaquez donc au monopole des opticiens...
Oui, en proposant des lunettes vraiment accessibles, j’embête un peu les opticiens. Mais il faut comprendre que ce marché est spécifique. Il est à la fois ouvert et fermé. Il y a une forte concurrence mais qui s’entend. C’est n’importe quoi ! En fait, on ne sait jamais combien coûtent les lunettes car l’opticien a tendance à adapter son prix au remboursement de la mutuelle, pas en fonction de ce que vaut réellement le produit. C’est une vente toute faite. Au final, ces magasins vendent deux à trois produits par jour et sont quand même rentables, ça paraît fou. Très peu de business peuvent en dire autant !

Lisez la suite dans le dernier numéro de Mag2Lyon, actuellement en kiosque.
Partager

LES DERNIERES ACTUALITES

20/04/2018
Figure de l'entrepreneuriat lyonnais, de la fondation d'Infogrames à son rebond dans la robotique, Bruno Bonnell était très attendu sur les bancs de l'Assemblée. Il a finalement semblé plus discret que prévu jusqu'au buzz provoqué par ses déclarations au Monde début avril. Explications.

20/04/2018
Le documentaire "Pédophilie, un silence de cathédrale” diffusé par France 3 le 22 mars dernier a suscité une nouvelle vague de témoignages auprès de la Parole libérée, l'association lyonnaise qui a révélé l'affaire Preynat. Interview de son président, François Devaux.

12/02/2018

Après Lyon en juin, Mag2 Lyon poursuit son analyse du marché de l'immobilier avec les communes de la métropole. Quelles sont les valeurs sûres ? Quels sont les quartiers qui montent ? Et quels sont ceux à éviter ? Par Hélène Capdeviole

12/09/2016
La Stéphanoise Elodie Clouvel participera à Rio de Janeiro à ses deuxièmes Jeux Olympiques. Mais en parallèle de sa discipline, le pentathlon, elle baigne dans d'autres activités. Elle est également gendarme, mannequin et peut-être même future actrice. Une véritable ambassadrice de son sport. Portrait.

20/04/2018
Cet ancien champion de boxe ayant grandi à Vaulx-en-Velin s'est fait une place à coups de seconds rôles dans le cinéma français, s'appuyant sur une plastique d'athlète, une discipline de fer et une capacité à tout interpréter. En 2018, il se retrouve sur le devant de la scène avec la sortie de trois films dont le très attendu Mektoub My Love d'Abdellatif Kechiche, où il campe un dragueur insouciant. Rencontre.


Retrouvez-nous sur



Création de site internet: Cianeo