“La loyauté d’un partenaire, ça se respecte”

Date de publication : 09/09/2014

Thierry Braillard a été reconduit comme secrétaire d’Etat aux Sports dans le Gouvernement Valls. Nommé en avril dernier, l’ancien adjoint de Gérard Collomb raconte comment il a vécu ce remaniement express, mais aussi son rôle et celui du Parti Radical de Gauche, désormais seul allié solide du PS. Entretien

Comment avez-vous vécu ce remaniement de la rentrée ?
Thierry Braillard : Comme une affaire un peu brusque, à laquelle on ne s’attendait pas forcément. Même si j’avais remarqué, au cours des Conseils des ministres précédents, des prises de position avant-coureuses... Un certain nombre de divergences.
Cinq mois seulement après votre nomination, cela aurait été un peu dommage de ne pas être reconduit !
Le poste de ministre peut être supprimé du jour au lendemain, sans préavis, ni indemnité. Ça fait partie du jeu politique.
Aviez-vous peur, quand même, de perdre votre poste ?
Dans ces moments-là, on n’a jamais de certitude. Mais je savais que le président de la République et le Premier ministre avaient apprécié les premiers mois de mon ministère. De plus, compte tenu du fait que le Parti Radical de Gauche restant le seul parti de la majorité avec le Parti Socialiste au gouvernement, je savais que nos postes n’étaient pas menacés. Au contraire. J’étais donc un peu moins inquiet que d’autres.
Mais Jean-Michel Baylet, le président du PRG, convoitait un ministère, ce qui aurait pu vous pousser vers la sortie...
Pas du tout ! Si Jean-Michel Baylet était entré au Gouvernement, ma position n’était pas affectée. Ce n’était pas l’un ou l’autre mais les deux. Je peux vous l’affirmer. Contrairement à ce que certains ont écrit.
Qu’est-ce que le PRG peut apporter à ce Gouvernement ?
Nous sommes tout à fait favorables à la politique décidée par le président de la République et menée par Manuel Valls. D’un point de vue économique, les Radicaux ont historiquement toujours défendu l’entreprise, mais avec un regard social. Une entreprise ne peut générer de la compétitivité donc des bénéfices que si les salariés sont impliqués dans sa réussite. C’est  un équilibre  aujourd’hui  à travers  ce que suggère  le Pacte de responsabilité du président et de Manuel Valls. Il est donc logique qu’on les suive...

Découvrez la suite de l’interview dans le numéro de septembre de Mag2Lyon, actuellement en kiosque.
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