Le Mud phénomène

Date de publication : 08/10/2014

Frappadingue, Mud Day, et bientôt Lyon Extra Race, les courses à obstacles où la participants doivent notamment ramper dans la boue rencontrent un véritable succès. Et pas seulement auprès des jeunes. Explications.

Dimanche 7 septembre. 10h. Près de 400 personnes se massent au départ du Mud Day qui se déroule autour du Lac de Vénérieu en Isère. Beaucoup de trentenaires, mais aussi des familles et pas mal de femmes prêtes à en découdre. Il y a un départ toutes les 20 minutes. Il fait beau. Mais de toute façon, aucune importance. Pour ce genre de compétition, la météo ne compte pas. Car les "Mud guy” ont un objectif : finir le parcours boueux de 13 km parsemé de 22 obstacles tous plus difficiles les uns que les autres : course avec les mains liées, traversée d’eau sur un pont de singe, passage sous des barbelés... Pourtant, aucun rapport avec le service militaire. Les participants sont enthousiastes et volontaires. Ils doivent avant tout faire preuve de combativité mais aussi d’esprit d’équipe et de solidarité pour aller jusqu’au bout. "Je sais que ça peut sembler dingue, mais on s’éclate vraiment” explique Cédric, un des concurrents venu de la Loire. A 33 ans, il n’est pas particulièrement sportif, mais il est venu avec trois potes pour "dépasser ses limites” et "découvrir de nouvelles sensations”. 
Ce sont au total plus de 9 000 personnes qui vont défiler sur le week-end. De quoi satisfaire les organisateurs, à savoir Amaury Sport Organisation, un des principaux promoteurs d’événements sportifs en France, avec des compétitions comme le Tour de France ou la Paris-Roubaix. C’est dire si cette manifestation qui s’apparente de prime abord à un bizutage d’étudiants est prise très au sérieux. A 65 euros minimum l’inscription, l’enjeu économique est même très important.

Découvrez la suite de cet article dans le Mag2 Lyon d’octobre, actuellement en kiosque.
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