Péniches du Rhône, les relations avec le Grand Lyon prennent l’eau

Date de publication : 08/10/2014

Depuis des années, la rive gauche du Rhône s’ensable et menace de faire vaciller les péniches des habitants. Las de payer régulièrement des opérations de dragage d’entretien, le Grand Lyon vient de lancer une enquête publique. Les habitants craignent devoir lever l’ancre. Explications.

C’est un dossier qui revient souvent sur la table et qui pèse sur les finances du Grand Lyon : les travaux de dragage d’entretien des berges du Rhône en rive gauche. Sur cette portion du fleuve, entre le pont de Lattre-de-Tassigny et la Passerelle du Collège, quatorze bateaux-logements ont élu domicile, 23 si l’on va jusqu’au Pont de la Guillotière. Le problème c’est que dans ce secteur du fleuve, le sable a tendance à s’amonceler. Et à l’approche de l’hiver, en période de forte production hydroélectrique, la Compagnie nationale du Rhône (CNR) turbine davantage faisant ainsi baisser dangereusement le niveau du Rhône. Du coup, les péniches se retrouvent sur le sable, penchent vers l’eau et les courants tirent fortement sur les amarres qui risquent de rompre. En situation de crise, le Grand Lyon est obligé d’intervenir en urgence pour draguer les péniches concernées et prévenir tout risque d’accident.
Opérations coûteuses
C’est en effet la communauté d’agglomération lyonnaise qui a récupéré la charge d’entretenir le fleuve sur une largeur de 20m depuis la berge, lorsqu’en vue de la création d’une zone portuaire, l’Etat lui a concédé une grande partie des berges en 1987. Au début des années 2000, le Grand Lyon a notamment demandé une convention de superposition de gestion à Voies Navigables de France, devenant ainsi concessionnaire du fleuve. "Il est évident qu’aujourd’hui, on a une grosse problématique”, juge Roland Bernard, ex vice président du Grand Lyon en charge des fleuves, actuellement chargé de mission sur les mêmes questions. Car chaque opération de dragage à un coût.  140 000 euros en 2013, 180 000 en 2011, 4000 euros en 2008... En tout, la collectivité estime avoir dépensé 506 000 euros depuis 1992. Trop, pour le chargé de mission. "Aujourd’hui le Grand Lyon se pose de vraies questions sur le financement de ces opérations. On ne peut pas faire payer tous les deux ans 180 000 euros à nos contribuables alors qu’on reçoit pour les six bateaux concernés quelque chose comme 12 ou 15 000 euros par an !”, s’emporte Roland Bernard.
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