Alexandre Astier : 
Pourquoi tout lui réussit

Date de publication : 12/01/2015

Tour à tour auteur, producteur, acteur, monteur, compositeur... Alexandre Astier est partout et surtout là où ne l’attend pas. Avant tout musicien, le créateur de la série à succès Kaamelott se frotte à tous les genres, souvent avec brio. En tournée pour son "Exo-conférence”, le Lyonnais vient de co-réaliser le dernier Astérix. Portrait

Quand on se penche sur le parcours d’Alexandre Astier, on se dit que cet homme n’a pas l’âge qu’il a. Qu’à seulement 40 ans il n’a pas pu avoir le temps de faire autant de choses, aussi bien, à moins d’être un extra-terrestre. La possibilité d’une vie extra-terrestre, c’est d’ailleurs le thème de son nouveau spectacle "L’Exoconférence” qu’il jouera à Lyon du 19 au 21 décembre à la Bourse du Travail. Mi-one-man-show, mi-cours de sciences agrémenté d’une bonne dose d’humour, le spectacle conquit aussi bien les novices que les initiés. "Il a inventé une nouvelle forme de spectacle, tant dans la forme que dans l’écriture. Il arrive à mettre des mots justes pour dire ce qui se dit d’habitude avec des équations. Tout en faisant rire les gens, il porte l’astrophysique à un niveau philosophique”, juge Etienne Klein, directeur de recherche au Centre de l’énergie atomique. Il y a plus d’un an, ce physicien a vu débarquer chez lui Alexandre Astier avec plein de questions sur les exoplanètes. Carnet de notes en main, le comédien avait déjà beaucoup lu sur le sujet et questionné de nombreux spécialistes. "J’ai été surpris qu’il connaisse aussi bien son sujet, il était très curieux. Je pense vraiment que c’est un génie, un type unique dans son genre dont je ne connais pas d’équivalent”, poursuit Etienne Klein. Deux ans plus tôt, l’artiste avait endossé le costume de Jean-Sébastien Bach, pour un véritable cours de musicologie. Mais le grand public connaît surtout Alexandre Astier sous les traits du roi Arthur dans la série diffusée sur M6 de 2005 à 2009, Kaamelott. Très populaire, le show raconte de façon décalée la quête du Graal par des chevaliers de la table ronde relativement incompétents. Plus récemment, Alexandre Astier a co-réalisé et écrit le scénario du film d’animation Astérix - Le Domaine des Dieux, unanimement salué par la critique et le public. "En tant qu’artiste, c’est le cocktail parfait. De l’esprit, le goût du burlesque, de l’absurde, du non-sens, il est au carrefour exact de tout ce que j’aime”, a confié à Mag2 Lyon Antoine de Caunes, qui l’a connu sur le tournage de Kaamelott où il apparaissait en guest-star. Le désormais présentateur du Grand Journal sur Canal + se dit aussi "pas loin de l’admirer inconditionnellement”.
Parents comédiens
Alexandre Astier naît le 16 juin 1974 à Lyon. ll grandit dans différents appartements près des quais de Saône. Il est ce qu’on appelle un enfant de la balle. Tous deux issus d’une famille d’ouvriers, ses parents Lionnel Astier et Joëlle Sevilla ont choisi d’être comédiens et emmènent parfois leur fils en coulisses avec eux, le font jouer sur scène... Mais c’est d’abord à la musique qu’Alexandre voue ses premiers amours, avec l’ambition de devenir un "super musico”. Dès l’âge de 6 ans, il intègre le Conservatoire national supérieur de musique (CNSM) de Lyon et suit une filière en horaires aménagés. "Il n’avait pas un grand amour pour l’école en tout cas pour l’enseignement tel qu’il se présentait, il était un peu réfractaire à tout ça. Je crois qu’il s’ennuyait à l’école, la musique primait sur ce qu’il apprenait”, se souvient Lionnel Astier. Alors qu’Alexandre a dix ans, son père donne naissance à un second fils, Simon, avec une autre comédienne, Josée Drevon. Du demi-frère à la belle-mère, toute la famille élargie se retrouvera vingt ans plus tard pour se donner la réplique sur le plateau de Kaamelott. Mais pour l’heure, Alexandre se consacre à la contrebasse. Sa mère s’occupe de lui faire sa culture musicale, son père lui fait découvrir l’écriture. "Quand il était adolescent je lui ai fait connaitre Michel Audiard en lui présentant comme quelqu’un qui écrit de la musique, celle des mots. On se marrait bien en écoutant ses dialogues”, se souvient aujourd’hui Lionnel Astier. Parmi ses influences, on peut aussi citer De Funès, dont certaines séquences "relèvent du clip avec un timing parfait”, décrit son père. Côté musique, Alexandre Astier se tourne vers le jazz et intègre à 17 ans l’American School of Modern Music, une école privée à Paris.
"Rare maturité”
Ses professeurs découvrent alors "un très bon contrebassiste et un excellent compositeur”. "Il avait beaucoup de personnalité et d’humour, il était comme un poisson dans l’eau à l’école où il avait beaucoup de collègues”, raconte Stephen Carbonara, fondateur de l’école. En étudiant la composition, Alexandre apprend à structurer son travail, l’équilibre, l’harmonie, le rythme. Autant de notions qui le guideront dans son travail d’écriture par la suite. "Le talent a différentes facettes et un bagage musical ça sert à tout faire”, précise son ancien prof, pas surpris une seule seconde de la réussite de son ancien élève : "il arrive à tout joindre dans sa vie artistique, il prend son pied dans tout ce qu’il fait comme quand il était jeune”. Grâce à son passage au CNSM de Lyon, Alexandre arrive à Paris avec un sérieux bagage musical. "Il avait d’énormes facilités en dictée et en déchiffrage, ce qui lui laissait du temps pour ses loisirs”, se souvient Tony Saba, ancien camarade de classe. Jeux de rôle, jeux de société, jeux-vidéo... le jeune Lyonnais a tout du "geek” et fonde au passage un groupe de jazz-rock. "Il recrutait ses musiciens pour ce qu’ils étaient et non pas pour en faire ce qu’il voulait, c’était d’une rare maturité”, précise Tony Saba qui joue alors dans son groupe. Une façon de procéder qui ne le quittera plus.
"Dans sa direction d’acteur, Alexandre est comme un chef d’orchestre, car il est davantage dans la musique que dans les mots”, expliquait par exemple Florence Foresti en novembre, dans le cadre de la promotion du film Astérix où elle double le personnage de Bonnemine. "Sympa et rigoureux” à la fois, Alexandre Astier laisse un bon souvenir à l’American School. Le jeune musicien est doué, il représente notamment la France à l’International Meeting of Jazz Educators. "Il était plutôt ‘bosseur de la veille au soir’ mais pas fêtard, il ne buvait pas et ne fumait pas, ce qui ne l’empêchait pas d’avoir déjà un sens de la déconnade assez développé”, résume Tony Saba. Un 1er Prix du Conservatoire supérieur de Paris et un diplôme plus tard, Alexandre Astier rentre à Lyon en 1993. 
Expérimentations au théâtre
De son propre aveu, il "tombe à 20 ans par mégarde dans la comédie”. Depuis, il écrit, joue, met en scène et réalise. En 1997, il écrit sa première pièce d’humour, "Poule Fiction”, où il fait jouer Jacques Chambon, un autre Lyonnais qui incarnera Merlin dans la série à succès de M6. De douze ans son aîné, le comédien fait jouer Astier dans "Nous crions grâce”, un spectacle basé sur des lettres autour de la guerre de 14-18. Les deux comédiens assurent alors une centaine de dates à travers la France et nouent une amitié personnelle et professionnelle. En parallèle, Alexandre rencontre Jean-Christophe Hembert qui deviendra l’un de ses plus proches amis et collaborateurs. Les deux hommes se retrouvent d’ailleurs en 2001, pour la pièce Timon d’Athènes de Shakespeare jouée aux Subsistances. "La moitié du casting de Kaamelott était déjà dans Timon d’Athènes : Lancelot, Bohort, Karadoc, Galessin, Gauvain, Venec, Grüdü, le Père Blaise...”, raconte Jean-Christophe Hembert. Au passage, Astier se fait remarquer dans Le Jour du Froment, pièce dont il est auteur et acteur, qui connaît un joli succès à la Croix Rousse. "Il a fait des expérimentations au théâtre et s’est toujours intéressé à ce qu’il fait de façon minutieuse, il est pointu, étudie les choses”, racontait en 2008 sa femme Anne-Gaëlle Daval sur le plateau de l’émission télé Toute une histoire. Le couple s’est rencontré en 1998, sur un essayage lors d’un spectacle. Alexandre était comédien, Anne-Gaëlle costumière. "La suite est moins classique, il m’a dit : "Je veux faire des enfants avec toi” et j’ai dit "allez bingo !” et 15 jours après je suis tombée enceinte”, avait-elle confié sur le plateau de Jean-Luc Delarue. Depuis, le couple élève ses cinq enfants au calme, à Lyon. L’acteur avait d’ailleurs déjà assuré qu’il n’aurait "pas pu vivre sans enfants”.
La consécration Kaamelott
Peu de temps après avoir joué dans Timon d’Athènes avec de nombreuses connaissances lyonnaises, Alexandre Astier réalise son propre court-métrage : Dies iræ. Ce film de 14 minutes dont l’action se passe à l’époque arthurienne remporte notamment le Prix du public 2003 du Festival Off-Courts. Les bases de Kaamelott sont jetées. Convaincu du potentiel de son histoire, Astier décide d’écrire six pilotes d’une série en format-court qu’il propose à M6. La chaîne qui cherche alors un nouveau programme pour remplacer Caméra Café est conquise et commande une première saison de 100 épisodes. Le pitch ? L’histoire des chevaliers de la table ronde en quête du Graal, bien moins glorieuse que ne voudraient le laisser croire les légendes... "Kaamelott est construit sur des gens qui n’ont pas tous compris ce qu’ils devaient faire”, résume son créateur. Pour son équipe, Alexandre Astier s’entoure de proches en proposant des rôles sur-mesure à sa famille et ses amis. A quelques rares exceptions, les comédiens ne passent donc pas de casting. Son père, sa mère, son demi-frère, sa belle-mère, quatre de ses enfants participent à l’aventure Kaamelott. De là à penser qu’il existe un "clan Astier” ? "Non, il n’y a pas de clan Astier, je pense simplement qu’à l’époque Alex était à Lyon et il a pris les gens qu’ils connaissaient dont sa famille”, réfute son père. "Sa famille c’est son métier, son métier c’est sa vie, tout est très imbriqué. Il a besoin d’être entouré de ses proches pour se sécuriser”, analyse de son côté Jacques Chambon alias Merlin. Le tournage des trois premières saisons se fait dans une ancienne usine de marteaux, à Arcueil, près de Paris. "En 4 ans et demi on a fait 36h de programme, par an c’était 14 mois de boulot à caser dans 12 !”, décrit Jean-Christophe Hembert qui incarne Karadoc, le chevalier glouton de la série. Comme à son habitude, Alexandre Astier s’investit à fond. "Il a fait preuve d’une énorme capacité de travail, sur Kaamelott il a dû assumer l’écriture conjointe à la réalisation, en période de tournage il écrivait les dialogues la nuit pour le lendemain où il dirigeait les acteurs et une fois le tournage de la saison terminée il attaquait le montage et la composition de la musique... Ce qu’il a accompli, c’est titanesque”, assure Nicolas Gabion qui joue le chevalier efféminé Bohort.
Sang-froid
Soucieux dans son écriture de "prouver des thèmes”, d’assoir ses personnages, de créer de la surprise... Alexandre Astier avoue ne passer que 20% du temps à l’écriture des dialogues, alors que tout le ressort comique part de là. "Alexandre c’est un musicien, il écrit en musicien. Le jeu c’est avant tout du rythme, le travail d’acteur de la musique et Alexandre est capable d’écrire exactement pour votre musique à vous tout en gardant son style à lui, c’est ça qui est superbe”, encense Jacques Chambon. En tant qu’auteur, il aime écrire pour des personnes qu’il connait, filmer des gens qui font des choses qui leur plaisent. Et tous ceux qui l’ont côtoyé apprécient jouer ses textes. "Ses dialogues sont extrêmement musicaux avant d’avoir du sens, ils sonnent. On arrive, on lit les phrases. Il y a des prises où juste en fermant les yeux il entend à l’oreille et dit ‘c’est bon ça sonne’”, raconte son ami de longue date Jean-Christophe Hembert. Ce que les comédiens apprécient aussi, c’est le sang-froid dont peut faire preuve Alexandre Astier sur un plateau. "C’est ce qui m’a toujours impressionné chez lui : sa capacité à rester calme face à l’ampleur de la tache, à être serein dans les situations de tournage les plus compliquées”, glisse Nicolas Gabion.
Homme de convictions, Alexandre Astier réussit à imposer au producteur de rapatrier le tournage mais aussi toute la post-production de la série à Lyon pour la quatrième saison. "Quand il a commencé Kaamelott, il sortait de nulle part, c’était un gamin et il a réussi à imposer ses choix à la production dès la deuxième saison, en s’imposant comme l’auteur unique”, précise aussi Jacques Chambon. Hyper confiance en soi ou intégrité absolue ? "Sans doute un mélange des deux”, répond l’interprète de Merlin qui décrit son ami comme "un timide qui se soigne”. Comique dans les premières saisons, Kaamelott glisse peu à peu vers la comédie dramatique avant de basculer davantage dans le dramatique. Jusqu’en 2009, la série va attirer plusieurs millions de téléspectateurs. Pour la saison 5, le format passe à 52 minutes. "Kaamelott c’est l’histoire d’un petit format télé qui pousse les murs de son propre format”, résume son créateur qui espère bien porter au grand écran son "bébé”, sous forme de trois longs métrages, une fois que les négociations juridiques avec les producteurs auront trouvé une issue.
"Admiration sans borne”
Si c’était déjà le cas auparavant, le succès de Kaamelott a d’autant plus permis à Alexandre Astier de se lancer dans les projets qui l’intéressent, sans contrainte artistique ou économique. "Alexandre s’est apaisé avec la célébrité”, confiait sa compagne juste après la diffusion de la série. Pas facile cependant, de vivre aux côtés de quelqu’un à qui l’on voue "une admiration sans borne”. "Vivre à côté de lui c’est constater tous les jours qu’on sait faire moins de choses ou qu’on les fait moins bien...”, expliquait-elle lors de don passage télé en 2008. A l’époque, le couple vivait même dans deux appartements séparés à Lyon, à dix minutes à pied l’un de l’autre. Si elle n’a duré que très peu de temps, cette période a permis à Alexandre d’avoir le rythme de vie dont il avait besoin pour travailler, tout en préservant sa vie de famille. Parce que c’est un bosseur, un vrai. "Sa vie, son loisir c’est le boulot, sa façon de vivre et d’exister vis-à-vis des autres c’est par le travail qu’il fournit”, décrypte Jacques Chambon. Astier n’est pas du genre à aller boire des coups avec ses amis - d’abord il n’aime pas l’alcool-, à faire des dîners en ville ou à se montrer dans des événements mondains. Ce qui l’intéresse, c’est de raconter des histoires. "En plus quand il s’attaque à un sujet il va à fond. Et comme il a une intelligence à disposition assez performante, il capte vite, il est capable de s’emparer de n’importe quel sujet, matière”, poursuit son ami. Par goût, le Lyonnais se met à la calligraphie qu’il finit par maîtriser parfaitement. Idem encore pour l’aïkido. Il n’était pas réalisateur, il l’est devenu. Après Kaamelott, Alexandre et Jean-Christophe Hembert se lancent en effet dans la réalisation du film David et Madame Hansen. Fait rare dans le parcours presqu’exemplaire d’Alexandre Astier, le film ne rencontre pas le succès souhaité et sa sortie reste confidentielle. "Après la dernière saison de Kaamelott qui était très lourde, ça devait être un film léger : 4 personnes dans une voiture entre Annecy et la frontière suisse, avec Alain Delon dedans”, raconte Jean-Christophe Hembert. Mais Delon ne vient finalement pas et le film connaît deux arrêts coup sur coup. "Ces difficultés de production ont fait que le film qui est sorti à la fin ne correspondait plus à celui qu’il devait être 4 ans auparavant”, analyse le producteur exécutif.
"Fier d’être prétentieux”
Bien que déçu, le comédien ne se laisse pas abattre et s’est lancé entre-temps dans la création de "Que ma joie demeure”, son hommage burlesque au génie Jean-Sébastien Bach. "Alexandre est ambitieux. Quand il s’attaque à la musique c’est pas à n’importe qui, c’est à Bach !”, remarque Jacques Chambon. De son propre aveu, Alexandre Astier carbure à l’ambition. "Je ne vois pas l’intérêt de faire ce métier si c’est pour péter au niveau de son cul. Rester chez soi, ne pas ambitionner ça me fait chier. Je suis extrêmement fier d’être prétentieux, je veux faire des grands trucs”, affirmait-il très sérieusement mais sans vantardise en 2012. Nulle trace d’égo surfait chez le personnage selon ses proches. "Alexandre c’est l’alliance d’un grand talent d’écriture et de beaucoup de travail”, résume le comédien Nicolas Gabion. L’envie de faire les choses bien et en grand.
Le dernier morceau auquel Alexandre Astier s’est attelé : la co-réalisation du dernier Astérix, suite à une commande de M6 Studio. Encore avec brio. "Alexandre Astier sur le chemin d’Astérix, est depuis le formidable "Mission Cléopâtre” d’Alain Chabat, ce qui est arrivé de mieux à la mémoire de mon père”, a déclaré Anne Goscinny, soulignant le "talent” du scénariste. Tout le monde aime Alexandre Astier. Tout le monde le trouve "original et fascinant” comme Lorant Deutsh ou que c’est "un mec marrant et un très bon acteur” à l’instar d’Alain Chabat. Tout le monde admire son travail tout en louant ses qualités humaines. Ce garçon n’a-t-il donc aucun défaut ? Ces proches glissent à demi-mot que c’est un ami qui prend peu ou pas de nouvelles, ne s’intéresse pas au travail que font les autres, ne va pas voir les spectacles des copains... "Pour certains il passe pour quelqu’un de très imbu de sa personne qui ne condescend jamais à s’intéresser au travail des autres mais c’est beaucoup plus complexe que ça. Il n’a pas beaucoup de temps car très pris par son travail et comme il n’est pas à l’aise dans les rapports de courtoisie urbaine, il préfère les éviter”, analyse Jacques Chambon. Une chose est sûre, Alexandre Astier n’a pas fini de nous surprendre. Après avoir abordé le thème de la recherche de sens dans la vie dans Kaamelott, celui du génie humain dans "Que ma joie demeure” et entrepris un questionnement sur l’infini et l’univers dans "l’Exoconférence”, le Lyonnais travaille actuellement sur le sujet des origines avec "Vinzia”, une série pour Canal Plus sur les immigrés italiens. Son esprit fertile mûrit également un projet de film sur la Bête du Gévaudan, qui abordera le sujet de la peur. C’est peut-être là que réside la plus grande force d’Alexandre Astier : parvenir l’air de rien à toucher le plus grand nombre avec des sujets très sérieux, tout en gardant un ton et un humour qui lui sont définitivement propres.

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