On a aimé La Caverne du Pont d’Arc

Date de publication : 16/07/2015


Inaugurée fin avril, la réplique de la grotte Chauvet affiche déjà complet. Des milliers de visiteurs se pressent pour découvrir les reproductions des fresques d’animaux dessinées dans la grotte originale. Que vaut-elle ? Mag2Lyon s’est rendu sur place. Par Clément Barraud

ON A AIMÉ


Le travail de reproduction. 
En observant les dessins, on a vraiment l’impression d’être en face de ceux réalisés il y a 36 000 ans. Les visiteurs passent devant 27 panneaux au total. Tout est semblable : les paumes de mains et le petit doigt qui dévie, les contours des animaux parfaitement représentés… Techniquement, les artistes chargés de reproduire les fresques de la grotte Chauvet ont réalisé un travail impressionnant. Les dessins à l’ocre, au charbon, tracés au doigt ou au fusain sont précis. Le clou du spectacle est incontestablement la fresque des lions, un panneau impressionnant de 12 mètres de long où se côtoient 92 animaux : des lions, des mammouths, des bisons. Les reliefs de la roche donnent une impression de 3D aux dessins. Le décor, lui aussi, a été particulièrement soigné. Les roches et stalactites, en résine, font plus vrai que nature.


Le face-à-face avec nos ancêtres
. Dans la Galerie des Aurignaciens, un autre bâtiment du site, le visiteur découvre la vie de ces hommes modernes arrivés en Europe il y a 48 000 ans. Après avoir visionné un petit film en images de synthèse, on pénètre dans un hall d’exposition de 700 m2, pour une visite libre. Nous voici plongés dans le quotidien de ces chasseurs-cueilleurs, au milieu des animaux qu’ils côtoyaient : rhinocéros, bisons, mammouths... On se retrouve même nez à nez avec nos ancêtres en grandeur nature. Tout au long du parcours dans la galerie, des panneaux numériques nous informent sur les Aurignaciens, leur apparition, leur mode de vie, leur rapport à l’art. Ce circuit interactif permet d’en apprendre beaucoup sur le Paléolithique, grâce à la palette d’outils numériques mis à la disposition du public.


Le site. 
Perchée sur les hauteurs de Vallon-Pont-d’Arc, à quelques encablures de la "vraie” grotte Chauvet, la Caverne du Pont-d’Arc jouit d’une situation remarquable. Le site, construit sur le plateau du Razal, offre une vue splendide sur les paysages entourant Vallon-Pont-d’Arc et les monts d’Ardèche. La caverne, visible à plusieurs kilomètres, ressemble de loin à une falaise. Sur le site, le circuit tracé entre les différentes structures est agréable, au milieu de la végétation.

ON N’A PAS AIMÉ


L’apparence du vrai. 
Tout a été fait pour que le visiteur se sente comme dans la vraie grotte, jusqu’à retrouver les odeurs et l’humidité qui y règnent. Le guide insiste tout au long de la visite sur la nécessité "de rêver, de s’imaginer que l’on est face à des fresques qui ont 36 000 ans”. Pourtant, dès le départ, l’entrée par une énorme porte coulissante en métal casse un peu l’ambiance. Même si notre interlocuteur nous incite à nous projeter dans l’atmosphère réelle de la grotte Chauvet, on a du mal à oublier que le bâtiment est en ciment. Le public semble captivé par les dessins, mais pas par le lieu.

La visite guidée
. En sortant de la Caverne, on reste un peu sur sa faim. Si l’on est subjugué par la qualité des oeuvres représentées, on l’est moins par la visite guidée en tant que telle, menée au pas de charge. Difficile en effet d’être attentifs aux explications du guide lorsqu’on entend ceux des groupes avant et après nous. En pleine saison, la Caverne accueille une vingtaine de personnes toutes les quatre minutes... Dommage aussi qu’on ne puisse pas prendre de photos à l’intérieur, sans savoir pourquoi. La Caverne étant une reproduction, il y a peu de risques d’endommager les œuvres.

Verdict. 
La Caverne du Pont-d’Arc était attendue, elle mérite d’être visitée pour se rendre compte du travail accompli par nos ancêtres. Certes, c’est du faux, mais cela offre un très bel aperçu de ce qu’on ne peut pas voir dans la grotte Chauvet. Les dessins représentés sur les parois sont deux fois plus vieux que ceux de la grotte de Lascaux, considérée comme une référence. Au final, on est vraiment surpris par ces œuvres d’art préhistorique.
Caverne du Pont-d’Arc, à Vallon-Pont-d’Arc. Tarifs : adultes, 13 euros, de 10 à 17 ans, 6,50 euros. Réservations et informations sur www.cavernedupontdarc.fr

Partager

LES DERNIERES ACTUALITES

19/05/2019
Retrouvez le Grand Entretien accordé par Gérard Collomb à Mag2Lyon de mai en kiosque. Plus que jamais combattif et déterminé pour reconquérir sa métropole en 2020, le maire de Lyon juge sans langue de bois...

20/04/2018
Le documentaire "Pédophilie, un silence de cathédrale” diffusé par France 3 le 22 mars dernier a suscité une nouvelle vague de témoignages auprès de la Parole libérée, l'association lyonnaise qui a révélé l'affaire Preynat. Interview de son président, François Devaux.

12/02/2018

Après Lyon en juin, Mag2 Lyon poursuit son analyse du marché de l'immobilier avec les communes de la métropole. Quelles sont les valeurs sûres ? Quels sont les quartiers qui montent ? Et quels sont ceux à éviter ? Par Hélène Capdeviole

12/09/2016
La Stéphanoise Elodie Clouvel participera à Rio de Janeiro à ses deuxièmes Jeux Olympiques. Mais en parallèle de sa discipline, le pentathlon, elle baigne dans d'autres activités. Elle est également gendarme, mannequin et peut-être même future actrice. Une véritable ambassadrice de son sport. Portrait.

20/04/2018
Cet ancien champion de boxe ayant grandi à Vaulx-en-Velin s'est fait une place à coups de seconds rôles dans le cinéma français, s'appuyant sur une plastique d'athlète, une discipline de fer et une capacité à tout interpréter. En 2018, il se retrouve sur le devant de la scène avec la sortie de trois films dont le très attendu Mektoub My Love d'Abdellatif Kechiche, où il campe un dragueur insouciant. Rencontre.


Retrouvez-nous sur



Création de site internet: Cianeo