Laurent Wauquiez : première séance, premières économies

Date de publication : 05/01/2016

Elu président du Conseil Régional ce lundi 4 janvier suite à sa victoire face à la gauche et au FN, il a annoncé une première série d’économies pour un total de 19 millions d’euros sur ce mandat. Son exécutif de 15 vice-présidents a également été investi.

"Je ne pense pas que la démocratie est en danger si vous n’avez plus de téléphones portables et d’abonnements payés par le Conseil régional”, a répliqué Laurent Wauquiez à l’écologiste Jean-Charles Kohlhaas qui exprimait son opposition à ces économies de fonctionnement. Jean-François Debat, maire de Bourg-en-Bresse et nouveau président du groupe PS à la Région, a de son côté déclaré qu’il assumait que "la démocratie ait un coût” à partir du moment où ce coût est "transparent, raisonnable et justifiable”. 
Mais Laurent Wauquiez a tenu à démontrer dès cette première séance qu’il respectait sa promesse électorale de faire des économies en commençant par les dépenses des élus "à titre d’exemplarité”. 
Le nouveau président d’Auvergne-Rhône-Alpes a également proposé de réduire de 10% les indemnités des élus et de fixer le nombre de membres de la commission permanente à 10% en-dessous du maximum prévu par la loi, contrairement à l’ancienne mandature où tous les conseillers régionaux y avaient été intégrés. Il a précisé que cette diminution des indemnités des élus entraîne automatiquement la baisse équivalente de celle des représentants au Conseil économique et social régional, le CESER, du fait du dispositif d’indexation.

Elus expérimentés et nouvelles têtes

Quant au nouvel exécutif, il associe des élus expérimentés comme Etienne Blanc, député de Divonne-les-Bains, et Brice Hortefeux, ancien ministre, à de nouvelles têtes comme le centriste savoyard Patrick Mignola ou Juliette Jarry, élue de Craponne et également chef d’entreprise, ou encore Marie-Camille Rey, une toute jeune élue de Saint-Etienne. 
Laurent Wauquiez a insisté sur la nomination d’un vice-président en charge des entreprises en tant que telles "car il faut d’abord s’intéresser à ceux qui créent des emplois” et pas seulement un élu délégué à l’économie en général. Il s’agit en l’occurrence du haut-savoyard Martial Saddier. Enfin, confirmant sa volonté de ne pas en rester là en termes d’économies, le nouveau président d’Auvergne-Rhône-Alpes a chargé son premier vice-président de continuer sur cette voie.

Concernant les autres élus attendus à des postes clés pour représenter les différents territoires qui composent cette grande région, Laurent Wauquiez a précisé que ceux qui ne sont pas vice-présidents seraient nommés à la tête de commissions importantes aux pouvoirs élargis en citant par exemple Daniel Dugléry, le maire de Montluçon, dans l’Allier, ou Jean-Pierre Taite, maire de Feurs, dans la Loire.

Laurent Wauquiez dispose d’une large majorité avec 113 voix sur 204 conseillers régionaux alors que la gauche s’est montrée plutôt désunie lors de cette première séance avec un candidat PS, un candidat EELV et un candidat PC pour l’élection à la Présidence. Chacun de ces groupes ajustant ensuite ses positions en fonction des sujets. Exemple : les radicaux de gauche et les écologistes ont soutenu un amendement proposé par la communiste Cécile Cukierman alors que le PS préférait ne pas participer au vote.

Le nouveau président d’Auvergne-Rhône-Alpes commence son mandat mardi 5 janvier par une visite dans un lieu de formation, la Maison Familiale Rurale de Balan, dans l’Ain. Un choix qui ne doit rien au hasard puisqu’il symbolise sa volonté de financer les formations débouchant sur des emplois sans oublier aucun territoire.

Les 15 vice-présidents :

1er- Etienne Blanc, Finances, Administration générale, Economies budgétaires, Politiques transfrontalières
2e- Brice Hortefeux, Développement du Territoire
3e- Béatrice Berthoux, Lycées
4e- Eric Fournier, Environnement, Développement durable, Energie et Parcs naturels régionaux

5e- Juliette Jarry, Economie de proximité, Commerce, Artisanat, Professions libérales et Numérique

6e- Martial Saddier, Entreprises, Emploi et Développement économique 

7e- Patrick Mignola, Transports 

8e- Emilie Bonnivard, Agriculture, Ruralité, Viticulture, Produits du terroir, Forêt

9e- Philippe Meunier, Sécurité, Partenariats internationaux, Chasse et Pêche

10e- Martine Guibert, Politiques sociales, Santé et Famille

11e- Yannick Neuder, Enseignement supérieur, Recherche et Innovation 

12e- Stéphanie Pernod-Beaudon, Formation professionnelle et Apprentissage
13e- Nicolas Daragon, Tourisme et thermalisme

14e- Florence Verney-Carron, Culture et Patrimoine

15e- Marie-Camille Rey, Jeunesse, Vie Associative et Sports

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