On a aimé : Le nouveau Biolay

Date de publication : 14/06/2016

Sept ans après son album à succès "La Superbe”, Benjamin Biolay revient en force avec "Palermo Hollywood”, un septième album solo sensuel et coloré. Le chanteur originaire de Villefranche-sur-Saône a posé ses valises à Buenos Aires où il a composé ses chansons. Une prise de risques payante ? Verdict.

ON A AIMÉ

Le second souffle. Benjamin Biolay nous avait laissé sur une petite déception avec son dernier album studio, Vengeance (2012). Certes après le bien nommé La Superbe, succès autant critique que commercial, l’attente était grande et le chanteur s’en était plutôt bien tiré, sans toutefois retrouver les fulgurances, l’énergie, la beauté et la puissance mélancolique qui donnait à La Superbe une dimension de classique dès la première écoute, de grand disque parmi les grands. Depuis, un album de reprise de Charles Trenet avait redonné un peu de souffle, mais on attendait le nouveau joyau. Le voici. 17 chansons aux couleurs latines, plongées au cœur de Buenos-Aires, où Biolay a ses quartiers depuis une dizaine d’années, une ville où il va régulièrement se ressourcer et s’inspirer.

L’influence latine. L’album est chaud, coloré. Le soleil argentin semble avoir fait du bien au chanteur lyonnais qui semble enfin se laisser aller à sourire. La tristesse et la mélancolie qui lui sont propres sont toujours présentes mais avec une légèreté plus ensoleillée comme sur le très beau "Pas Sommeil”, et son entêtante strophe "Le cœur brisé, le corps endolori, je visite les vestiges de ma vie…” Le mélange de ces deux univers donne une saveur galvanisante aux chansons. L’album est séquencé en chapitres, "Palermo Hollywood ”, "Palermo Queens”, "Palermo Spleen”, "Palermo Soho”, qui structurent le fil narratif de cette déambulation urbaine aux accents latins.

Les orchestrations. Violons, pianos, cuivres, orgues, bongos  et guitares viennent soutenir avec force la voix d’un Biolay qui n’a jamais été autant en harmonie avec sa voix. Le talk-over qui a longtemps été décrié par ses détraqueurs comme une pâle imitation de Gainsbourg s’assume enfin complètement, et les mélodies les plus chantées y gagnent d’autant en force fragile. Le futur tube "Miss Miss” trouve l’accord parfait entre la sensualité argentine et les éternelles textes de dandy parisien en proie au doute et à une auto-destruction comme œuvre d’art.

ON N’A PAS AIMÉ
Changement quitte ou double. Pour ceux qui affectionnent le Biolay de ces dernières années, la rupture de style avec les précédents albums risque de se faire ressentir. Difficile de croire à l’écoute du début du morceau "La noche ya no existe” où les chanteuses argentines Sofia Wilhemi et Alika signent une entrée en espagnol rythmée, qu’il s’agit d’une de ses chansons. Ce morceau montre d’ailleurs l’affection de Biolay pour la musique électronique la plus festive et dansante.(...)

Vous êtes intéressés pour lire la suite de cet article, paru dans le numéro de mai 2016 de Mag2 Lyon ? Envoyez nous un mail à redaction@mag2lyon.com pour acheter l’article à l’unité ou commander directement le numéro complet de Mag2 Lyon

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